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argumentaires

Argumentaire - Hollande fait (encore) payer les familles

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

À partir du 1er juillet prochain, plus de 500 000 familles verront leurs allocations baisser. Par exemple, une famille qui gagne 6 000 euros par mois verra ses allocations divisées par deux. François Hollande poursuit méthodiquement sa politique anti-famille.

Cette baisse vertigineuse est la conséquence d'une mesure adoptée par les socialistes en décembre dernier, malgré la ferme opposition de l'UMP, qui dénonçait alors ce mauvais coup porté aux familles. Elle permettra à l'État d'économiser 800 millions d'euros, soit 0,6 % de la dépense publique.

Mais derrière les chiffres, François Hollande restera dans l'histoire comme le Président qui aura mis à bas l'universalité de notre politique familiale.

Jusqu'ici, la République ne distinguait pas ses enfants. En créant le quotient familial en 1945, le général de Gaulle s'inspira de la même philosophie que le Front populaire quand il crée les allocations familiales en 1938 : la République aide toutes les familles, car la République est redevable aux familles de ces enfants qui garantissent la pérennité de la Nation.

Or, c'est un fait, élever des enfants impacte à la baisse le niveau de vie des couples, quel que soit le niveau de ses revenus. Après impôts et transferts sociaux, le niveau de vie d'une famille en couple avec trois enfants ou plus est en moyenne inférieur de 25 % à celui d'un couple sans enfant.

Ce n'est pas un hasard si notre taux de fécondité (2,01 enfants par femme en 2010) est le plus haut d'Europe, loin devant l'Italie (1,41), l'Allemagne (1,39), ou l'Espagne (1,37). Cette vitalité démographique est un atout pour l'avenir, elle est liée à une politique familiale généreuse (3,8 % de notre PIB contre une moyenne de 2,4 % du PIB dans l'OCDE) dotée d'un cadre institutionnel stable et protecteur.

Les familles sont une chance pour la France, elles assurent un dynamisme démographique indispensable à notre pays, notamment pour financer notre système de protection sociale ou notre système de retraites. Notre politique familiale permet aussi plus qu'ailleurs aux femmes de concilier carrière professionnelle et maternité.

Nous avions donc une politique publique qui fonctionnait, dont les Allemands s'inspirent et François Hollande ne trouve rien de mieux à faire que de la saborder !

La « crise » n'est pas un argument pour réduire le soutien aux familles. Au contraire, nous avons d'autant plus besoin d'elles, ce sont les premiers repères d'une société bousculée. C'est ce que nous avons fait entre 2007 et 2012 : revalorisation des allocations familiales, création de 200 000 places en crèche, exonération des droits de succession 95 % des familles...

Les familles ne doivent pas être les variables d'ajustement d'une politique budgétaire sans courage. Au contraire, elles sont les socles sur lequel bâtir la France de demain.

François Hollande dépose le bilan

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

François Hollande dépose le bilan

  • Pour la première fois, la France enchaîne trois années de croissance quasi nulle : 0,3 % en 2012, 0,3 % en 2013 et 0,4 % en 2014. Malheureusement, notre pays décroche avec nos principaux partenaires européens.
     
  • Pour la première fois, le nombre de défaillances d'entreprises est supérieur à 60 000 par an, deux années de suite.
     
  • Pour la première fois, les dépenses publiques représentent 57 % du PIB (140 milliards de plus que la moyenne européenne) et les prélèvements obligatoires 45 % (150 milliards de plus que l'Allemagne).
     
  • La légère baisse du chômage en janvier est un trompe-l'oeil et n'est rien à côté des 590 000 chômeurs supplémentaires depuis l'élection de François Hollande.
     
  • Ménages et entreprises ont été assommés par 40 milliards d'euros d'impôt supplémentaires. Conséquences : la consommation est à l'arrêt et l'investissement en panne.
     
  • Sur les 300 articles de la loi Macron, aucun ne prévoit la baisse des impôts : au lieu de s'attaquer aux vrais corporatismes qui ruinent la France (comme les dockers de la CGT dans les ports), le gouvernement s'attaque aux notaires.

Nicolas Sarkozy trace un chemin de croissance

  • Mettre l'entreprise au centre de toutes les décisions économiques.
     
  • Baisser et plafonner la dépense publique à 50 % du PIB, notamment en revenant à la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et en l'imposant aux collectivités locales. S'attaquer aux gabegies en matière de formation professionnelle (32 milliards d'euros par an) ou de politique de logement (46 milliards par an).
     
  • À chaque fois que c'est possible, éviter de recruter des fonctionnaires à vie et privilégier des contrats courts, le temps de la réalisation d'un projet.
     
  • Rétablir le jour de carence supprimé par François Hollande et baisser le nombre de RTT dans la fonction publique en contrepartie d'un rétablissement des heures supplémentaires défiscalisées.
     
  • Laisser les entreprises qui le souhaitent sortir des 35 heures par la négociation et rétablir les heures supplémentaires défiscalisées pour tous.
     
  • Choisir la confiance plutôt que la méfiance, en allégeant le code du travail et en refusant la surtransposition des normes européennes. Le code du travail ne garderait que les droits fondamentaux des salariés, le reste étant laissé à la négociation dans les entreprises.
     
  • Baisser fortement et simultanément les dépenses et les impôts, en faisant converger notre système fiscal avec celui de l'Allemagne (notamment en baissant les charges sur le travail, en supprimant l'ISF ou en baissant le taux d'IS).
     
  • Repousser à 63 ans, en trois ans, l'âge de départ en retraite pour réduire le déficit des comptes sociaux.

Agissons sans attendre

  • L'UMP est au travail pour présenter aux Français un projet alternatif solide et financé. Mais il ne faut pas attendre 2017 pour agir ! Les élections départementales seront l'occasion d'adresser un carton rouge au pouvoir socialiste.
     
  • Voter pour l'UMP, c'est voter pour des candidats qui s'engagent à diminuer les dépenses dans les départements et baisser le nombre de fonctionnaires locaux.
     
  • Voter pour l'UMP, c'est voter pour des candidats qui s'engagent à conditionner les aides sociales à un engagement de travail au service de la collectivité pour lutter contre l'assistanat.
     
  • Voter pour l'UMP, c'est voter pour des candidats qui s'engagent à soutenir le tissu de TPE-PME dans leurs départements.
     
  • À l'inverse, comme on l'a vu récemment dans le Doubs, voter pour le FN c'est faire gagner la gauche, c'est le FNPS !

Nicolas Sarkozy : « Il y a une politique alternative »

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

Nicolas Sarkozy : « Il y a une politique alternative »

Dans un entretien au « Figaro », l'ancien chef de l'État dénonce le bilan de François Hollande. Il défend le rôle clé de l'entreprise et prône une réduction simultanée des dépenses publiques et des impôts.

LE FIGARO. - Croissance, chômage... le gouvernement se félicite de l'amélioration des conditions économiques actuelles. C'est aussi votre analyse ?

Nicolas SARKOZY. - Hélas, non. Je veux d'abord rappeler des chiffres incontestables qui illustreront le bilan de François Hollande. Depuis que les statistiques existent, c'est la première fois que la France enchaîne trois années de croissance quasi nulle: 0,3 % en 2012, 0,3 % en 2013 et 0,4 % en 2014. On n'avait jamais assisté à un tel décrochage avec nos principaux partenaires européens. C'est aussi la première fois que le nombre de défaillances d'entreprises est supérieur à 60.000 par an deux années de suite. C'est encore la première fois que les dépenses publiques représentent 57 % du PIB et les prélèvements obligatoires 45 %. L'écart par rapport aux autres pays européens est devenu énorme: 7 points de PIB ou 140 milliards d'euros par an d'écart en matière de dépenses publiques par rapport à la moyenne européenne et près de 8 points de PIB en matière de prélèvements obligatoires, soit plus de 150 milliards par rapport à l'Allemagne. Voici où nous ont conduits les trois années du mandat de François Hollande.

Cependant, le chômage a baissé en janvier...

Comment pouvez-vous vous laisser abuser ? La France compte près de 6 millions de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi dans toutes les catégories. Ici encore, du jamais vu. La baisse de 19.100 chômeurs à la fin du mois de janvier - dont je me réjouis naturellement - dans la seule catégorie A n'est rien comparée à la hausse de 193.400 chômeurs enregistrée au cours de la seule année 2014 et à celle des quelque 590.000 chômeurs supplémentaires depuis l'élection de François Hollande en mai 2012. Je précise en outre que le régime d'assurance-chômage prévoit 104.000 chômeurs de plus en 2015! Enfin, notre déficit public s'est dégradé entre 2013 et 2014. Et il n'y a que deux pays à avoir réalisé une telle «performance» en Europe : la France et la Croatie ! Au vu de ces chiffres incontestables, parler d'amélioration est au mieux une galéjade, au pire un mensonge de plus. Notre situation économique est particulièrement angoissante. Ne pas le voir est une faute majeure. Voilà le bilan de M. Hollande !

Vous ne voyez vraiment aucun indicateur macroéconomique qui permette de redonner un peu d'espoir aux Français ?

Dans ce contexte très dégradé, il y a deux bonnes nouvelles qui ne doivent rien à M. Hollande: les baisses simultanées des cours de l'euro et du pétrole. Je m'en réjouis, mais les Français doivent savoir que cela ne changera rien pour eux dans la durée. C'est bien sûr mieux d'avoir un euro moins fort mais malheureusement l'Espagne, l'Italie ou encore l'Allemagne en bénéficieront bien davantage que nous, car les réformes qu'ils ont menées vont leur permettre de capter l'essentiel des bénéfices, en termes d'exportation, de cette amélioration de la conjoncture. L'espoir pour les Français ne pourra venir que d'une politique économique radicalement différente de celle que nous subissons depuis trois années.

Vous êtes donc convaincu que les Français ne profiteront pas de cette embellie économique ?

Les exportations françaises ne repartiront pas parce que les autres pays ont fait des efforts qui ont permis à leurs entreprises d'être plus compétitives sur les marchés extérieurs. Il n'y a également aucune raison que la demande intérieure reparte. Depuis que François Hollande a été élu, les Français ont été assommés par 40 milliards d'euros d'impôts et de charges supplémentaires. Ce fut un mouvement d'une brutalité sans précédent. Et que nous promettent MM. Valls et Sapin aujourd'hui? Une baisse? Non, simplement que les impôts n'augmenteront pas cette année. Voici un mensonge de plus. La preuve en est apportée par la décision du gouvernement de reporter l'annonce du financement des 4 milliards d'euros demandés par Bruxelles après les élections départementales. Ce ne seront pas des économies mais des nouvelles hausses d'impôts qui seront annoncées après ce scrutin! Quant à l'investissement, la troisième composante de la croissance, il ne redémarre pas. À force de servir de punching-ball au Parti socialiste, les chefs d'entreprise ont perdu confiance. Or sans confiance, il n'y a pas d'investissement possible.

La loi Macron a été imposée en première lecture à l'Assemblée grâce à l'article 49-3 de la Constitution. Elle est censée relancer la croissance et l'activité en France...

La loi Macron n'a pas été votée, c'est la motion de censure qui n'a pas été adoptée. C'est d'ailleurs une preuve supplémentaire de la faiblesse du gouvernement. L'article 49-3 ne pouvant être utilisé qu'une seule fois par session parlementaire, cela veut dire que d'ici au 1er juillet, le gouvernement ne pourra plus faire passer de réformes. Pour répondre à votre question, sur les quelque 300 articles de la loi Macron, en voyez-vous un seul qui prévoit la baisse des impôts ou qui permettra d'augmenter la croissance? 73 % des chefs d'entreprise, d'après un récent sondage, estiment que cette loi n'aura pas d'impact sur la croissance et 85 % qu'elle n'aura aucun impact dans leur entreprise: tout est dit ! Les chefs d'entreprise ont besoin de baisses massives de charges et le gouvernement leur parle de la libéralisation du transport en autocar. Cherchez l'erreur.

Ne libéralise-t-elle pas les professions réglementées ou le travail dominical, comme le proposait le rapport Attali que vous aviez commandé en 2008 ?

Même l'extension du travail le dimanche dans les zones touristiques internationales est une supercherie car elle est conditionnée à un accord majoritaire d'entreprise et il suffit que les syndicats soient contre pour que rien ne bouge. Or, ils sont tous contre. Joli progrès, belle avancée! Plutôt que de s'attaquer à de vrais corporatismes qui entravent la croissance dans notre pays et ruinent la France, comme les dockers de la CGT dans les ports ou la CGT du livre dans la presse, le gouvernement a voulu régler le sort des notaires, sans doute coupables de trop travailler, dont il a voulu nous faire croire qu'ils bloquaient à eux tout seuls la croissance en France ! De qui se moque-t-on ?

Quelles réformes faudrait-il alors mettre en œuvre pour relancer réellement la croissance en France ?

D'abord, permettez-moi de rappeler les réformes structurelles que nous avions faites: où en serait la France aujourd'hui si nous n'avions pas eu le courage de les faire ? C'est le cas du service garanti dans les transports publics les jours de grève, de l'autonomie des universités, du report de l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans, avec la pente de progression la plus rapide en Europe: quatre mois par an. Rien que cette mesure permet de récupérer 22 milliards par an. J'ajoute la question des régimes spéciaux de retraite qui ont pour la première fois été réformés. En outre, nous avons supprimé 150.000 postes de fonctionnaires en cinq ans. Nous avons refusé la démagogie sur le smic en n'accordant aucun coup de pouce sur l'ensemble du quinquennat. Nous avons fait la réforme de la carte judiciaire dont la Cour des comptes vient de reconnaître qu'elle était l'exemple à suivre d'une réforme réussie d'un grand service public... En cinq années, nous n'avons pas retiré un seul texte sous la pression de la rue ou utilisé une seule fois l'article 49-3 au Parlement. On voit la différence avec aujourd'hui, où, de reculades en 49-3, la France se trouve reléguée en queue de peloton de la croissance européenne.

Oui, mais si vous reveniez au pouvoir demain, quelle serait l'urgence ?

L'urgence sera de s'attaquer aux vrais problèmes des entreprises et non pas à des sujets à l'extrême périphérie de leurs préoccupations. Il nous faudra engager ni plus ni moins une révolution des esprits, débarrassée de tous les dogmes, afin de mettre l'entreprise, quelle que soit sa taille et dans toutes ses dimensions, au centre de toutes les décisions économiques du gouvernement. Ce point est fondamental car c'est l'entreprise qui crée des emplois et produit des richesses. Les socialistes ne l'ont hélas toujours pas compris. En cela, M. Hollande est un homme prisonnier des idéologies du siècle passé. Derrière les mots, il y a la réalité de toutes les décisions prises depuis 2012 au détriment des entreprises, des PME, des artisans-commerçants, des travailleurs indépendants, des professions libérales, bref de tous ceux qui créent des emplois. Cette révolution des esprits à laquelle j'appelle, tournée vers toutes les entreprises, sera le cœur de la politique alternative que nous allons proposer au service de tous les Français.

Au point de défendre la rémunération et les bonus de ses dirigeants, comme cela a été le cas pour le nouveau patron de Sanofi ?

Le bonus avant les résultats est un non-sens. Le bonus en contrepartie de bons résultats est acceptable. L'essentiel, c'est la performance. Un mauvais patron peu payé fait davantage de dégâts qu'un bon patron bien rémunéré.

Que feriez-vous sur la question des déficits ?

Il faut baisser le montant des dépenses publiques, qui auront augmenté de 100 milliards d'euros sur cinq ans à la fin du mandat de François Hollande. Nous devons revenir à un niveau de dépenses publiques équivalent à 50 % du PIB et inscrire ce chiffre dans la Constitution, pour qu'il ne puisse plus être dépassé.

Comment faire concrètement pour réussir une baisse de sept points des dépenses publiques ?

Il faut d'abord s'attaquer résolument à ce qui pèse le plus lourd dans le budget de l'État et des collectivités locales: le nombre de nos fonctionnaires, car ce seul poste de dépenses représente 45 % du budget national et 60 % de celui des collectivités locales. Il faudra revenir à la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et surtout l'imposer à la fonction publique territoriale, notamment en changeant la Constitution pour rendre cette règle compatible avec l'autonomie de gestion des collectivités territoriales. En contrepartie, les collectivités doivent avoir la possibilité de négocier directement les rémunérations et le temps de travail avec leurs agents, sans être totalement soumises à des règles imposées par l'État. Il faut recruter prioritairement dans la fonction publique avec des contrats de cinq ans quand le poste le justifie. Il faut cesser de penser que pour un besoin qui peut être ponctuel, par exemple un informaticien sur un projet, on doit continuer à recruter pour trente ans. En matière de fonction publique, là encore, la France doit regarder la réalité de ce qui se fait en Europe.

Faut-il aussi augmenter le temps de travail des fonctionnaires ?

L'écart entre le secteur public et le secteur privé est devenu injustifiable: 48 jours de congés par an en moyenne dans la fonction publique d'État contre 36 dans le secteur privé et 29 dans une petite PME. C'est une question d'équité, mais aussi d'impact sur les charges des entreprises et les impôts des Français. Il est impératif d'augmenter leur temps de travail si on veut que la France s'en sorte. Sur ce point, je souhaite que l'on renégocie les accords sur le temps de travail dans la fonction publique, il y aurait moins de jours de RTT mais en contrepartie je propose de rétablir les heures supplémentaires défiscalisées, pour inciter les fonctionnaires à travailler plus. Il faut aussi bien évidemment rétablir le jour de carence en cas de maladie dans la fonction publique que François Hollande a supprimé dès son arrivée, ce qui explique que l'absentéisme soit reparti à la hausse dans nos administrations. J'accuse la gauche de paupériser la fonction publique en faisant le choix des sureffectifs, alors qu'il faut faire le choix de la qualité et d'une meilleure rémunération pour redonner une perspective à nos fonctionnaires.

Que faut-il faire des 35 heures ? Les abroger ?

Mon principe est simple: les entreprises qui souhaitent sortir des 35 heures doivent pouvoir le faire par la négociation. Comprendre les besoins de l'économie française, c'est oser dire qu'il faut faire confiance aux entreprises, aux entrepreneurs et aux salariés pour négocier à leur niveau le temps de travail. C'est pour cela que je parle de révolution des esprits dans le rapport des pouvoirs publics à tous ceux qui créent des emplois. Et, bien entendu, je propose de rétablir dans les entreprises le principe des heures supplémentaires défiscalisées.

Toucher au poste de dépenses des fonctionnaires ne suffira pas à faire baisser de 7 points en cinq ans le taux de dépense publique. Quelle politique publique doit selon vous faire l'objet d'une remise à plat ?

S'il y a des économies à faire, on ne peut pas les faire sur des politiques publiques qui marchent ou ont prouvé leur efficacité, comme François Hollande l'a fait en s'attaquant par exemple à la politique familiale. Les deux priorités sont clairement de régler dans un premier temps la question de la gabegie invraisemblable qui règne en matière de formation professionnelle (32 milliards d'euros par an) ou de politique de logement (46 milliards).

Et en matière de prélèvements obligatoires, prônez-vous également une baisse des impôts ?

La France est écrasée d'impôts et il est fondamental que la France et l'Allemagne convergent en matière fiscale car on ne peut plus se permettre d'avoir des impôts qui n'existent nulle part ailleurs. Il n'y a ainsi pas d'ISF en Allemagne et il ne doit donc plus y avoir d'ISF en France. On ne peut pas vouloir l'Europe, c'est-à-dire la liberté de circulation des hommes et des capitaux, et avoir la fiscalité la plus lourde du continent. Cette inconséquence nous coûte cher. Il faut désidéologiser le débat fiscal. La seule vraie question, c'est celle de la meilleure fiscalité pour sauver nos entreprises et nos emplois.

Que pensez-vous de la flat tax, qui consiste à fixer un taux unique en matière d'impôt sur le revenu ?

La priorité n'est pas d'afficher des grands concepts mais de prendre des décisions fortes. La première attente des Français et des patrons de PME, c'est la baisse des charges qui pèsent sur le travail. Rien n'a été réglé par le CICE : plus d'un chef d'entreprise sur deux l'ayant utilisé estime que cette mesure n'aura aucun impact sur la compétitivité de son entreprise.

Les impôts doivent-ils baisser avant, après ou en même temps que les dépenses ?

François Hollande aura mis la France si bas au bout de cinq ans que nous serons obligés de réagir fortement. Ce qui se passe est grave: les Français doivent réaliser que celle qui est devenue la sixième puissance économique du monde est en décrochage. La priorité sera de baisser fortement et simultanément les dépenses et les impôts.

Les comptes sociaux sont aussi très déficitaires. Que proposez-vous ?

En matière de retraite, il faudra à nouveau augmenter l'âge de départ et de manière très rapide. C'est en effet la rapidité avec laquelle on atteint le nouvel âge qui produit un maximum d'économies très vite, beaucoup plus que la borne d'âge elle-même. Concrètement, je préfère passer l'âge légal de départ à 63 ans pour bénéficier d'une retraite à taux plein, mais le faire à raison d'une augmentation de quatre mois par an. C'est-à-dire repousser l'âge de départ à 63 ans (et à 68 ans, sans décote), en trois ans. Il faut également s'occuper en urgence de la rigidité de nos règles sociales. Nous devons repenser tout notre Code du travail. Je propose en la matière une règle simple: ne garder que les droits fondamentaux des salariés dans le Code du travail et renvoyer le reste à la négociation d'entreprise. Là encore, appliquons un principe de confiance plutôt qu'une logique de méfiance. Je crois également nécessaire de refuser toute sur-transposition par rapport aux normes européennes. L'inflation de normes spécifiques à la France est un frein structurel à la croissance.

Les négociations entre Bruxelles et Athènes ont finalement ramené à la raison les Grecs. Auriez-vous préféré une sortie de la Grèce de l'euro ?

Non, certainement pas. Je constate que M. Tsipras a mangé son chapeau. Qu'il a renoncé à remettre en cause les privatisations, y compris celle du port du Pirée, renoncé à l'augmentation du smic et à l'embauche des fonctionnaires. M. Tsipras est arrivé au pouvoir en Grèce sous les applaudissements conjoints et extravagants de M. Mélenchon et de Mme Le Pen. Et je dis à tous ceux qui ont salué l'élection grecque: voilà où vous conduirait le vote en faveur du Front national. À peine élu, M. Tsipras a ravalé ses promesses électorales, il s'est mis à genoux. Voilà ce qu'est devenu un pays frère, au cœur de la civilisation européenne.

Des élections départementales vont se dérouler à la fin du mois qui annoncent encore une fois une percée du FN. Cela vous inquiète-t-il ?

Pour les départementales, je ne ferai aucun pronostic, car je ne suis pas commentateur de la vie politique. Je dis simplement à ceux qui ont voté pour le Front national dans le Doubs: voter Front national a conduit à l'élection d'un député socialiste de plus. Voter pour le FN au premier tour, c'est faire gagner la gauche au second. C'est le FNPS ! Voter pour l'UMP n'a jamais en revanche fait gagner la gauche. Voter FN, si. La seule réalité électorale, c'est le FNPS.

On a dit que l'élimination directe de l'UMP dans l'élection partielle du Doubs démontrait l'indifférence des électeurs à votre retour...

Peut-on espérer un peu d'honnêteté dans les commentaires? Quand un candidat UMP est élu dans le département de l'Aube, personne n'y voit un plébiscite pour moi et quand il est battu huit semaines plus tard dans le Doubs, les commentateurs y voient un plébiscite contre Sarkozy... Je vous rappelle en outre que, le même dimanche, à Ajaccio, un candidat UMP a été élu dans une ville de 68.000 habitants.

Allez-vous faire campagne auprès des candidats ?

Je suis déjà allé dans le Nord et en Bourgogne. Je vais continuer de soutenir nos candidats sur le terrain. Mon devoir est d'être à leurs côtés et ce sera le cas de tous les dirigeants de notre famille politique pleinement mobilisée dans ce combat.

Les électeurs sont profondément détachés de la politique. Plus de départements dirigés par l'UMP, cela changera quoi pour eux ?

Je le dis à tous ceux qui sont ulcérés par le comportement et la politique de M. Hollande, par ses impôts et ses mensonges : vous avez le pouvoir d'adresser un carton rouge en votant contre le pouvoir socialiste. C'est le moment de le faire! Mais cela changera autre chose: si vous voulez arrêter l'explosion des impôts locaux, tous les candidats de l'UMP se sont engagés à diminuer les dépenses des départements, à réduire le nombre des fonctionnaires locaux. Ils ont aussi promis de conditionner les aides sociales à un engagement de travail au bénéfice de la collectivité pour lutter contre un assistanat que les Français ne supportent plus. Enfin, ils s'engagent aussi, à leur niveau, à soutenir le tissu des TPE et des PME dans leur département.

Après les départementales viendra l'heure de la refondation de votre parti.

Il y aura un nouveau parti, au printemps. On lui donnera un nouveau nom, qui ne sera pas un sigle. Ce sera une formation beaucoup plus large, plus rassembleuse, plus dynamique, ouverte à tous ceux qui voudraient préparer l'alternance, et notamment au centre. Quand je dis le centre, je parle du vrai centre droit, donc ceux qui sont clairement dans l'opposition.

Beaucoup sont surpris de vous découvrir dans un rôle de rassembleur, moins offensif qu'à votre habitude. Que répondez-vous à ceux qui affirment que « Sarko » n'est plus « Sarko » ?

J'ai été président de la République, ce qui me crée plus de devoirs que de droits. Et ce qui me crée aussi des devoirs vis-à-vis de ma famille politique. J'ai une stratégie, un calendrier précis, et je n'en changerai pas. Ma priorité est de rassembler, de remettre au travail ma famille politique et de cautériser un parti blessé par les divisions et de le remettre au travail. Mon rôle est d'être le ciment de la famille et de construire une alternative crédible. Depuis mon retour en septembre, j'ai repris la route, et la route est longue. Que personne ne doute de ma détermination. Ce travail portera ses fruits pour ma famille politique, au service de et pour la France.

Argumentaire - Sous les mensonges, la dette

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

La Cour des comptes vient de publier son rapport annuel sur l'état des finances publiques du pays. Dans son langage diplomatique habituel, la Cour constate un « décalage entre les engagements pris, les objectifs affichés, les moyens qui leur sont consacrés et les résultats obtenus ». En clair ? Les mensonges de campagne de François Hollande se sont transformés en dette supplémentaire et en impôts pour tous.

Argumentaire - Sous les mensonges, la dette

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

La Cour des comptes vient de publier son rapport annuel sur l'état des finances publiques du pays. Dans son langage diplomatique habituel, la Cour constate un « décalage entre les engagements pris, les objectifs affichés, les moyens qui leur sont consacrés et les résultats obtenus ». En clair ? Les mensonges de campagne de François Hollande se sont transformés en dette supplémentaire et en impôts pour tous.

Argumentaire - François Hollande en 2014 : l'année de tous les échecs

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

  • Tristes records historiques pour le chômage

    Avec 190 000 chômeurs supplémentaires en 2014 et une augmentation de près de 20 % du nombre de demandeurs d'emploi depuis 2012, jamais la France n'avait atteint un tel niveau, ni connu une augmentation aussi rapide. Loin de la fameuse « inversion de la courbe » et malgré la multiplication des emplois aidés, le chômage devrait malheureusement continuer à augmenter en 2015.
     
  • Dérapage du déficit des comptes publics

    En 2014 il s'est élevé à 4,4 % du PIB et la dette de la France a dépassé les 2 000 milliards d'euros. Sans réforme courageuse, elle atteindra 100 % du PIB en 2015. Contrairement aux « pauses fiscales » annoncées, les impôts ont continué à augmenter en 2014 et continueront en 2015.
     
  • La croissance économique à l'arrêt

    Presque nulle en 2014 (0,4 %), le FMI prévoit que la croissance française sera inférieure de près de 0,5 point chaque année jusqu'en 2017. L'investissement recule et les importations progressent deux fois plus rapidement que les exportations (+1,1 % contre 0,5 %). La France a perdu une place au classement des économies mondiales et aucune réforme à la hauteur des enjeux n'est prévue.
     
  • Aggravation de la crise du logement

    Pour la première fois depuis 17 ans, le nombre des mises en chantier est descendu sous la barre des 300 000 logements, en baisse de plus de 10 %. En multipliant les mesures contradictoires, le gouvernement a complexifié la construction et l'accès au logement et causé la fuite des investisseurs et le découragement des professionnels. Les familles sont les premières victimes des errances socialistes sur ce sujet crucial au quotidien.
     
  • Forte hausse des violences aux personnes

    En 2014, presque toutes les violences ont augmenté : qu'il s'agisse des atteintes volontaires à l'intégrité physique (+ 2,6 %), des violences sexuelles (+ 11,6 % en zone urbaine et + 11,2 % en zone rurale), ou encore des vols simples : + 7,5 % en zone urbaine et + 4,4 % en zone rurale. Derrière les effets de manche de Manuel Valls, il y a la réalité : une politique laxiste de désarmement pénal incarnée par Christiane Taubira.

Argumentaire : sécurité des français

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

Veuillez trouver ci-dessous un argumentaire concernant les mesures d'urgence à prendre pour renforcer la sécurité des Français à la suite des attentats.
 

Argumentaire - François Hollande, mi-mandat : échec total

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

François Hollande a été élu il y a deux ans et demi. De l'aveu même de la presse internationale son bilan est catastrophique. L'Expressen de Stockholm notait le 20 septembre 2014 que François Hollande « est, tous bords politiques confondus, le responsable politique d'Europe occidentale qui aura essuyé le plus d'échecs depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ».

Argumentaire - Non à la politique anti-famille !

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

  • La gauche présente la facture de sa mauvaise gestion aux familles. Depuis 2012, la dette explose et la politique familiale est rabotée aveuglément.
     
  • C'est un non-sens économique et une injustice alors qu'élever des enfants représente un coût pour les parents mais un bénéfice pour la société.
     
  • À terme, notre politique familiale, pourtant copiée dans le monde, et notre vitalité démographique risquent d'être fragilisées.

 

Lien vers l'argumentaire : cliquez ICI.

Argumentaire - La droite regagne le Sénat !

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

  • La droite et le centre ont largement regagné la majorité au Sénat malgré un changement de scrutin que la gauche avait voté il y a un an pour y conserver le pouvoir. Il s'agit d'une seconde phase de la reconquête du coeur des Français et des territoires après la vague bleue des municipales.
     
  • L'ampleur très lourde de la défaite de la gauche sonne comme un désaveu personnel pour François Hollande et Manuel Valls.
     
  • Au Sénat, la droite et le centre oeuvreront pour lutter contre les effets néfastes de la politique du gouvernement et préparer l'alternance.

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