Pour une Europe des résultats !

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

Après un an de présidence Hollande, il y a urgence à relancer le débat sur l’Europe, car l’ambigüité est la boussole européenne de François Hollande. Il s’est fait élire en expliquant qu’il allait réorienter l’Europe. En fait, c’est l’Europe qui est en train de le réorienter. On l’a vu avec la Commission qui l’invite à changer de politique : sur la baisse des dépenses publiques ou les retraites. Malgré ses rodomontades, François Hollande, ne pourra pas les ignorer. On l’a vu aussi avec son discours de Leipzig, où il a cité en exemple les réformes structurelles conduites par Gérard Schröder, alors qu’elles vont à l’encontre de sa politique actuelle.

Est-ce l’annonce d’un changement de cap ? Il faut l’espérer pour la France. Mais une chose est sûre ; l’UMP a un devoir particulier pour construire un projet européen crédible. Mon objectif, c’est que l’UMP soit le premier parti de France au soir des élections européennes pour porter notre vision de l’Europe au Parlement européen, et contrebalancer les errances actuelles de François Hollande.

L’UMP a des convictions européennes affirmées. Nous pensons que pour défendre nos intérêts à l’échelle du monde, il faut une Europe puissante. Cela marque une différence avec tous ceux qui ne parlent d’Europe que pour en faire un bouc émissaire ou qui proposent la sortie de l’Euro alors que ce serait une catastrophe pour les Français, avec une explosion du chômage et de la dette. Nous voulons l’Europe, mais pas à n’importe quel prix. Nous n’hésitons pas à en dénoncer les échecs : sa difficulté à faire face à l’immigration clandestine, sa naïveté dans les échanges internationaux, son insupportable propension à multiplier les normes, le manque de dynamisme de son économie…

Comment sortir de cet échec ? Je pense qu’il faut construire une Europe des résultats, des solutions, de l’efficacité. Pour cela, il faut dépasser les débats convenus entre fédéralistes et souverainistes. Nous sommes en train de construire un édifice politique original qui doit respecter les Etats-Nations tout en donnant un poids politique et une force économique à l’Union européenne.

Ainsi, il y a des domaines dans lesquels nous devons assumer une plus grande intégration. Je pense à la dimension économique, budgétaire, fiscale. Dans cette logique, la convergence avec l’Allemagne est indispensable. De même, nous devons porter une politique industrielle européenne comme il y a une politique agricole européenne. En se donnant les moyens d’avoir des grands champions européens, qui ne soient pas entravés par des règles de la concurrence inadaptées.

Il y a des domaines –défense, énergie- dans lesquels nous devons pousser les coopérations renforcées entre Etats volontaires : c’est ce qu’on appelle l’Europe des Cercles. Je suis par exemple favorable à la création d’une centrale d’achats d’énergie européenne pour peser avec plus de force dans nos négociations avec les pays producteurs de gaz et de pétrole.

Enfin, il y a des domaines dans lesquels l’action la plus efficace se fait au niveau national. La construction européenne n’est pas une marche infinie vers une intégration totale dans tous les domaines, sans aucun retour possible. Par exemple, en matière de contrôle de l’immigration, si nous n’arrivons pas à réformer Schengen pour améliorer le contrôle aux frontières, alors il faudra en tirer les conséquences en faisant jouer notre droit de retrait. C’est cette vision pragmatique de l’Europe que je vais défendre au nom de l’UMP auprès de nos partenaires européens. C’est en ce sens que je rencontre les membres de la CDU allemande ce 31 mai, que je verrai le Premier ministre britannique David Cameron le 5 juin, ou que je me rendrai le 20 juin en Autriche au sommet du Parti populaire européen. Cette approche réaliste est la seule qui peut donner des résultats, renforcer notre puissance et ainsi réconcilier les citoyens avec l’Union européenne.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article