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Le laxisme de la gauche crée un climat d'impunité pour les délinquants

Publié le par ump62

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Le gouvernement avait déjà choqué lorsqu'il avait annoncé en mai 2012, la suppression des tribunaux correctionnels pour les mineurs récidivistes de plus de 16 ans poursuivis pour des délits punis d'au moins 3 ans d'emprisonnement. C'était fermer les yeux sur une terrible réalité : l'augmentation de 575% des violences commises par les mineurs depuis 1990 !

Comme l'a annoncé, Christiane Taubira mardi 19 mars, le gouvernement veut malheureusement aller plus loin dans son « œuvre » de destruction de l'arsenal pénal mis en place par Nicolas Sarkozy. Il veut supprimer la rétention de sûreté, qui permet de garder enfermés des criminels condamnés à au moins 15 ans de prison s'ils sont jugés dangereux à l'issue de leur peine. Il y là une incohérence majeure : la gauche défend avec acharnement le principe de précaution dans le domaine de l'écologie, mais refuse de l'appliquer quand il s'agit de protéger la société de la violence de grands criminels. Ensuite, il veut abroger les peines-plancher, qui durcissent systématiquement la sanction pour les récidivistes. Enfin, il veut instaurer un mécanisme de libération conditionnelle automatique pour désengorger les prisons. C'est une seconde incohérence majeure : comment la gauche peut-elle critiquer d'un côté l'automaticité des peines contre les délinquants, mais promouvoir de l'autre l'automaticité des libérations conditionnelles ?

Abroger ces dispositifs c'est prendre un risque grave pour les Français : on ne peut pas renforcer leur sécurité en diminuant les sanctions contre les récidivistes et en favorisant l'inexécution des peines. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si on observe une simultanéité entre la tenue de ce discours laxiste et l'augmentation de la délinquance depuis 10 mois. S'il y a une courbe que le Président Hollande a réussi à inverser, c'est malheureusement celle de l'insécurité. Alors que celle-ci était en repli jusqu'au mois de mai 2012, elle a explosé depuis. Selon l'Observatoire de la délinquance, les escroqueries ont augmenté de 11 points en zone police depuis juillet 2012, les atteintes aux biens de 6 points et les atteintes volontaires à l'intégrité physique de 15 points en zone gendarmerie depuis mai 2012…

Il est de la responsabilité de François Hollande de mettre un terme au démantèlement programmé de notre arsenal pénal et à l'angélisme ambiant de son gouvernement qui créent un climat propice à l'explosion de la délinquance. Loin des rodomontades creuses de Manuel Valls et de l'idéologie de Madame Taubira, les Français, de droite comme de gauche, qui sont victimes de l'insécurité, veulent un retour de l'autorité.

A l'UMP, nous assumons sans complexe une ligne de fermeté avec des propositions fortes. Il faut adapter le nombre de places de prison à notre politique pénale et non l'inverse ! C'est pourquoi nous proposons la construction de plus de 20 000 places de prison afin de garantir l'exécution de toutes les peines. Nous voulons aussi une réforme du code pénal des mineurs qui renforce les sanctions et introduise notamment une obligation de réparation du dommage causé dès 12 ans. La dégradation de la sécurité des Français depuis 10 mois est insupportable, le gouvernement doit dès aujourd'hui changer de cap. La gauche doit enfin comprendre que le laxisme nourrit la délinquance et que la fermeté n'est pas un crime !

 

Il est impératif de revoir en profondeur notre modèle fiscal, de baisser les prélèvements obligatoires

Publié le par ump62

 

« François Hollande doit changer de politique. Changer, non pas pour satisfaire l'orgueil de l'opposition mais pour le bien de la France ».

En ouvrant jeudi soir au siège de l'UMP devant 500 personnes la convention sur la fiscalité, les propos de Jean-François Copé prenaient une acuité particulière au lendemain de la motion de censure du gouvernement socialiste déposée par notre famille politique à l'Assemblée nationale et défendue par le président de notre parti.

La crise que nous vivons et les incessantes modifications de notre monde exigent une approche nouvelle et non la réponse inadaptée que François Hollande et son Gouvernement tentent d'apporter pour sortir la France de l'abîme vers lequel ils nous emmènent.

« Ce qui aiguise l'inquiétude des Français, c'est la conscience de plus en plus vive que l'on ne prend ni les bonnes décisions, ni la bonne direction », remarque Jean-François Copé étonné de la réponse immédiate et angoissante du Premier ministre (« Je sais où je vais ! ») n'indiquant néanmoins aucun chemin.

En revanche, il est malheureusement une réalité que chaque Français vit au quotidien de façon très prégnante et parfois dramatique. C'est le constat, sur le plan économique, de deux erreurs majeures de François Hollande : avoir stoppé net la dynamique de réformes lancée par Nicolas Sarkozy et avoir imposé à tous les Français un choc fiscal sans précédent : +32 milliards d'impôts, rien qu'en 2013 !

Les conséquences sont terribles pour notre économie : parce que la gauche considère que l'augmentation des impôts est le seul moyen de revenir à l'équilibre des finances publiques et de lutter contre les inégalités, elle étrangle les entreprises et les classes moyennes sous le poids des prélèvements obligatoires.

« Cet acharnement fiscal est dangereux, contre-productif et il est un frein terrible pour la croissance et la création de richesses. La France étouffe », pointe Jean-François Copé convaincu que « la lutte contre les déficits doit passer par la baisse de dépenses publiques, et non par des impôts supplémentaires ». Pour le président de l'UMP « il est impératif de revoir en profondeur notre modèle fiscal, de baisser sensiblement les prélèvements obligatoires, spécialement ceux qui pénalisent le travail, l'investissement et la production, notamment dans les PME ».

Avec cette conviction que la fiscalité doit être simplifiée, compréhensible au plus grand nombre et qu'elle doit être « au service du front des producteurs » que sont les ouvriers, employés, cadres, entrepreneurs, chercheurs, investisseurs, créateurs, agriculteurs, artisans, fonctionnaires, professions libérales…, Jean-François Copé a donc tracé les grandes lignes d'action pour sortir de cette impasse fiscale.

Pendant près de trois heures, Hervé Mariton, Valérie Debord, Bruno Retailleau respectivement délégué général et délégués généraux-adjoints au projet ont animé cette convention, écouté nombre d'experts, de chefs d'entreprises comme Charles Beigbeder, de hauts fonctionnaires, d'avocats, de militants, d'économistes, banquiers, représentants d'associations d'épargnants, de parlementaires comme Gilles Carrez et Philippe Marini, respectivement présidents de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, anciens ministres comme Eric Woerth, Luc Chatel.

Leur constat résonne comme un signal d'alarme : notre système fiscal est à bout de souffle. Le niveau général des prélèvements obligatoires nuit à la croissance, le rendement des impôts est de plus en plus décroissant, l'instabilité du système fiscal pénalise les ménages et les entreprises et son architecture complexe et déséquilibrée est un frein à la compétitivité.

Gilles Carrez dénonce « 10 mois d'enfer, de dogmatisme, d'idéologie et d'incompétence comme cette décision de faire évoluer la TVA sur le logement social de 7 à 10% pour l'abaisser à 5,5% tout récemment. C'est une erreur d'analyse totale qu'ont fait les socialistes intoxiqués par l'anti-sarkozysme », analyse Gilles Carrez pour qui cette « incompétence donne le tournis aux Français et devient anxiogène ».

Charles Beigbeder, favorable à titre personnel à l'impôt proportionnel plutôt que progressif accable également le dogmatisme des socialistes qui ont augmenté considérablement les prélèvements obligatoires. « Cela devient une fiscalité absurde défavorable à la prise de risque alors que la France a besoin d'un environnement fiscal favorable et confiant, facteur de richesse ».

Eric Woerth est pour sa part atterré par ce même dogmatisme des socialistes qui « font le contraire de ce qu'il faut faire en augmentant la dépense et les impôts alors que l'on doit baisser les impôts et la dépense. Résultat, nous descendons un escalier dans une spirale infernale. Notre compétitivité s'affaiblit, provoque une baisse des marges, une baisse des investissements, une chute de la croissance, une augmentation du chômage, des déficits, la baisse du pouvoir d'achat qui affaiblit la compétitivité… ».

Mais cela n'étonne guère Philippe Marini pour qui la fiscalité, loin d'être un sujet technique, « est représentative de ce que nous voulons faire de notre pays ». Prônant lui aussi à l'instar de Jean-François Copé, un « big-bang, une rupture, une reconstruction » de notre fiscalité, il donne l'équation d'une « bonne fiscalité : efficacité, équité et simplicité ».

« La révolte fiscale gronde, la France étouffe », tonne Hervé Mariton. « Nous voulons sortir de l'enfer fiscal, de l'impasse fiscale. Nos citoyens subissent mais ils ont envie de voir une lueur d'espoir. Notre rôle est de démontrer que l'on peut faire différemment et mieux, de construire une sphère publique plus compétitive ».

En réponse à tous les errements des socialistes, notre famille politique, soucieuse de replacer la fiscalité au service de la croissance et du pouvoir d'achat, de la rendre simple et compréhensible, « repense son idéologie et fixe un cap », se félicite Luc Chatel, vice-président délégué de l'UMP, s'appuyant sur les 21 propositions concrètes que notre famille politique formule autour de 5 axes :

  • baisser les prélèvements obligatoires en baissant les dépenses publiques inutiles ;
  • réorienter l'épargne et les investissements vers les entreprises qui créent des emplois et baisser de 10% les charges sociales payées sur les salaires ;
  • obtenir un système fiscal clair, efficace et équitable grâce notamment à la garantie de la stabilité de l'impôt ;
  • construire une convergence fiscale européenne dans l'intérêt de tous les pays.

Le cinquième axe concerne la fiscalité locale sur laquelle Jean-François souhaite que chaque candidat UMP aux municipales de mars 2014 s'engage : ne pas augmenter les taux des impôts locaux.

« Ces 20 dernières années, les collectivités locales, majoritairement à gauche, ont considérablement augmenté leurs dépenses de personnel et de fonctionnement, et donc augmenté les impôts », observe Jean-François Copé. « Ils l'ont fait en toute impunité, puisque personne ne sait vraiment qui est responsable de l'augmentation de la taxe foncière, de la taxe d'habitation ou de l'ancienne taxe professionnelle ».

Une attitude irresponsable et peu courageuse qui contribue à ce sentiment général d'étouffement que l'UMP veut combattre en relançant les moteurs de la croissance et en remettant à l'endroit notre système fiscal.

 

Question orale de Daniel Fasquelle sur la scolarisation des enfants handicapés

Publié le par ump62

Chers Amis, Chères Amies, 

 

Vous pouvez, si vous le souhaitez, visionner le replay de mon intervention de cet après midi lors des questions d'actualité (un peu avant la 43ème minute).

 

Cliquez sur la photo ci-dessous :

 

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Bien cordialement

 

Daniel Fasquelle 

 

Soyons les porte-parole de l'exaspération des Français

Publié le par ump62

UMP

Chère Amie, Cher Ami,


Hier, mercredi 20 mars, au nom de tous les députés UMP, j’ai défendu à la tribune de l’Assemblée nationale une motion de censure contre la politique économique désastreuse du gouvernement de François Hollande. Une politique, rejetée par des millions de Français, qui se résume à toujours plus d’impôts et toujours plus de chômage.

Vous pourrez revivre ce moment soit en téléchargeant le texte du discours que j’ai prononcé au nom de l’UMP, soit en regardant la vidéo :



C’est aussi en votre nom, que nous avons souhaité adresser ce message d’alerte au gouvernement, car il faut dire stop à sa politique irresponsable, ainsi que ce message d’espoir pour tous les Français, car nous avons la conviction que notre pays n’est pas condamné à s’enfoncer dans la crise.

À l'UMP, nous croyons qu'une autre politique est possible : en libérant le travail, en encourageant la création, en favorisant la production, la France peut renouer avec la grandeur et la prospérité.

C’est en portant, avec vous, ce double message d’alerte et d’espoir que nous pourrons regagner le cœur des Français et partir à la reconquête des territoires perdus dès les élections municipales de 2014.

Vous devez devenir les porte-parole de l’exaspération des Français auprès des élus de gauche dans votre région pour arriver à infléchir la politique de François Hollande. Vous devez incarner cet espoir en l’avenir pour montrer que notre pays a tous les atouts pour échapper au déclin 

Je vous invite à le faire dès maintenant en cliquant ici ou sur le bouton ci-dessous afin de relayer ce message de censure auprès du député PS de votre région :
  

Merci de votre soutien et de votre mobilisation, notre combat commun pour la France continue!

Avec ma fidèle amitié,


Jean-François Copé
Président de l'UMP


Flash info n° 3 (mars 2013)

Publié le par ump62

 

Le Flash info n° 3 (mars 2013) est disponible.

 

Si vous ne l'avez pas reçu par mail, vous pouvez le consulter ou le télécharger en cliquant ici  => Flash info n°3

 

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Defense nationale : lettre ouverte de François Fillon au Président de la République

Publié le par ump62

Lundi 18 mars 2013

 

Alors que François Hollande doit réunir vendredi un Conseil de défense, François Fillon lui a adressé une lettre ouverte publiée ce matin dans Le Figaro.

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Monsieur le Président,

 

La politique de défense de la France transcende les époques, les gouvernements, les majorités. Cette politique n'est pas semblable aux autres: nous parlons là de la sécurité de notre pays,  de son indépendance, de sa capacité  à peser sur les affaires du monde.

 

Je mesure le confort des États qui ont préféré renier leur défense plutôt que  de revoir leurs habitudes économiques  et sociales. Mais que serait la France sans grandeur? Un pays sans flamme et sans voix! Il y a de la grandeur à placer  ses forces armées au service du droit international. Il y a de la grandeur  à pouvoir intervenir en Afghanistan,  en Côte d'Ivoire, en Libye ou au Mali.  Il y a de l'honneur à pouvoir dire  «la France est maîtresse de sa sécurité».

 

En tant que chef de l'État, vous êtes le garant de cette ambition diplomatique  et militaire française qui traverse l'Histoire. Cette ambition nous distingue de la plupart de nos partenaires européens qui ont choisi de s'en remettre aux alliés américains pour assurer leur sécurité et choisi de ne pas se doter des capacités militaires pour intervenir dans le monde. C'est leur choix. Sera-t-il le vôtre?

 

Je ne mets pas en doute votre intention d'assumer les responsabilités politiques et militaires de notre nation. Au Mali, vous avez ressenti toute la fierté d'avoir pu sauver un peuple de la tyrannie intégriste, et par là même, d'avoir pu sécuriser la France. Vous avez décidé d'agir, et en 24 heures, nos armées ont agi! Elles ont pu le faire parce que depuis des décennies les gouvernements travaillent  à la professionnalisation des forces,  depuis des décennies nous protégeons  et sollicitons nos industries de défense, depuis des décennies nos militaires s'entraînent pour être opérationnels.

 

Si vous n'oubliez pas les acclamations  de Bamako, vous n'oublierez pas que tout cela fut possible parce que la France  a toujours fait l'effort de privilégier ses armées. Le dévouement et la maîtrise exceptionnels de nos soldats ne peuvent pas tout. Sachez-le, ils font le maximum avec le minimum requis pour de telles opérations. Dans bien des secteurs, nos forces sont à la limite de la rupture, et ceux qui prétendent que l'on peut sans risque réduire leurs moyens ne sont pas au front.

 

J'ai une assez longue expérience des questions militaires. Je n'ai jamais accepté que la question financière dicte seule la réponse stratégique qu'exigent les menaces qui pèsent sur nous. Mais cette réponse doit être crédible, ce qui impose un niveau et une structure des forces militaires et industrielles adéquats. Et cette contrainte ne milite pas pour une baisse drastique  des moyens de la défense. Depuis trente ans, les budgets ont été divisés par deux  et les moyens avec.

 

La fin de la guerre froide justifiait  ces évolutions, mais les menaces se sont métamorphosées et dispersées. Notre assurance nucléaire reste pertinente à l'heure de la dissémination nucléaire ; nos forces de projection sont plus que jamais sollicitées ; la guerre technologique  et de renseignement nous impose de rester en pointe sur le plan scientifique et technologique ; notre volonté d'assumer notre autonomie industrielle et de garantir notre résilience face aux circonstances nous interdit de mettre à l'arrêt nos fleurons industriels et nos bureaux d'étude, car une fois arrêtées les équipes se disloquent, leur savoir se perd et leur recomposition devient pratiquement impossible.

 

Ce qui est en jeu, ce sont les «programmes à effets majeurs» qui doivent faire l'objet de commandes très  en amont. Ce sont elles qui déterminent  le niveau de nos équipements au-delà  de 2020, et donc notre statut militaire  en même temps que la capacité de notre industrie à rester performante. Quant à la volonté française de doter un jour l'Europe d'une capacité collective de défense,  elle n'a aucune chance de survivre  si nous abaissions nos prétentions militaires au niveau de nos partenaires.

 

Est-ce à dire qu'il n'existe aucune marge de manœuvre? Sans doute pas. Des choix peuvent être faits et ils doivent être clairement explicités à nos armées et aux Français car rien n'est pire qu'une politique de défense qui prétend tout faire sans en avoir les moyens. Des réorganisations territoriales et logistiques peuvent encore permettre de rationaliser les dépenses. Des collaborations européennes peuvent être accélérées pour mutualiser les efforts… Mais soyons lucides, notre politique de défense a un coût et en deçà d'un certain plancher c'est tout l'outil militaire et industriel de la France qui est menacé  de déclin. Ne pas accepter une croissance même limitée de notre effort d'équipement, c'est certainement condamner notre armée à des ruptures capacitaires et à terme à devenir tributaire d'un protecteur non européen.

 

Monsieur le Président, vous devez instamment réduire les déficits. Il vous faut choisir, mais prenez garde, notre défense n'est pas une variable d'ajustement comme les autres. Elle est une priorité nationale dont la légitimité et l'efficacité dépassent l'actualité immédiate et les humeurs de l'opinion: «Il faut choisir», vous dit-on.  À mon sens, mieux vaut sacrifier ses promesses de campagne que sacrifier notre défense. Cela s'appelle l'intérêt national.

Jean-François Copé : Le succès de « l’agenda 2010 » allemand discrédite « l’agenda du redressement »

Publié le par ump62

 

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Il y a 10 ans, le 14 mars 2003, le chancelier allemand socialiste Gerhard Schröder lançait son « Agenda 2010 », un vaste programme de réformes structurelles qui devait sortir l’Allemagne de la crise. A l’époque, l’Allemagne était « l’homme malade de l’Europe » avec une économie en panne et un taux de chômage qui allait jusqu’à atteindre 11,7%, frappant 4,8 millions de personnes, en 2005. Aujourd’hui, l’économie allemande est redevenue florissante : le taux de chômage est descendu à 5,3%, les comptes publics sont quasiment à l’équilibre (0,2% de déficit), l’excédent commercial est record (188 milliards €) les revenus réels de tous les Allemands ont augmenté tandis que les inégalités se sont réduites ces dernières années.

 

Ce succès est le résultat de 10 années de réformes, entamées par Gerhard Schröder et poursuivies par Angela Merkel. L’Allemagne a flexibilisé son marché du travail de manière à faciliter les embauches et encourager le retour à l’emploi. Elle a baissé simultanément l’impôt sur le revenu des ménages et l’impôt sur les sociétés pour redynamiser l’économie. Elle a enfin mené une réforme drastique du régime des retraites (avec une hausse progressive de l’âge légal de départ à 67 ans en 2029) et de l’assurance maladie, visant notamment à ce que le financement de la protection sociale ne repose plus essentiellement sur le travail. Autant de réformes que nous avions commencé à mettre en œuvre avec Nicolas Sarkozy ou que nous avions proposées durant la campagne présidentielle.

 

Or, à bien des égards, la France de 2013, dirigée par François Hollande, -avec ses plus de 3 millions de demandeurs d’emplois, son incapacité à maîtriser ses comptes publics, son déficit commercial (67 milliards en 2012) qui révèle une économie en perte de compétitivité- ressemble à l’Allemagne de 2003.

 

Bien sûr, nos pays sont différents et cela n’aurait pas de sens de calquer le modèle allemand. Pour autant, l’Agenda 2010 doit être une source d’espérance et d’inspiration pour la France. D’espérance, car l’Allemagne, grâce à cette stratégie, a quitté l’ère du chômage de masse en moins de 10 ans. Il n’y a aucune raison que nous ne puissions suivre le même chemin. D’inspiration, car il est évident qu’en France comme en Allemagne, la sortie de crise passe par une priorité absolue donnée au travail et à la production. Baisse des prélèvements pesant sur le travail et l’investissement, hausse du temps de travail, assouplissement du marché du travail, de manière à mieux protéger les personnes tout en donnant plus de flexibilité, voilà les grands chantiers que nous devons mener !  

 

Malheureusement, la gauche française revient sur toutes les réformes que nous avions faites et met en œuvre une politique anti-compétitive : rigidification du marché du travail, hausse des cotisations pesant sur les salaires, retour partiel à la retraite à 60 ans et aux 35 heures strictes. « L’agenda du redressement » du gouvernement est à l’opposé de « l’agenda 2010 » ! Cela explique le décrochage de la France et le fossé grandissant entre l’Allemagne et notre pays, qui paralyse dangereusement la zone euro. Pour l’intérêt de la France, François Hollande devrait faire preuve du même courage réformateur que Gerhard Schröder.

Argumentaire - François Hollande à Dijon : Beaucoup de bruit pour rien !

Publié le par ump62

 Argumentaire - François Hollande à Dijon : Beaucoup de bruit pour rien !

François Hollande s’est rendu à Dijon les 11 et 12 mars 2013, lors d’une séquence médiatisée à outrance. Il a voulu faire un évènement politique de ce qui n’était qu’un déplacement sans autre objet que de se mettre en scène.

 

Découvrez l'argumentaire...

 

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Infographie - 10 mois de François Hollande, 10 mois d'échecs

Publié le par ump62

Il y a 10 mois, le 15 mai 2012, François Hollande était investi président de la République française. 10 mois plus tard, les effets de sa politique sont désastreuses pour notre pays.

 

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