Le statu quo n’est plus possible, il faut réformer l’Education nationale !

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

Mercredi 22 mai, la Cour des Comptes a rendu public un rapport qui dresse un constat sévère de la gestion de l’Education nationale. Les résultats des élèves sont préoccupants : la France est au 18ème rang sur 34 pays de l’OCDE pour la performance de ses élèves et la tendance n’est pas bonne. La France consacre à l’éducation des moyens supérieurs à des pays qui assurent mieux la réussite de leurs élèves avec une dépense moindre (6,3% pour la France, 6% au Royaume-Uni ou 5,3% en Allemagne). Enfin, la rémunération globale des enseignants s’élève à 50 Md€ en 2011, soit 17 % du budget de l’État, mais le salaire moyen d’un enseignant est inférieur d’environ 20% à celui d’un de ses homologues de l’OCDE. En un mot : nous dépensons pour l’Education plus que nos alter-ego de l’OCDE pour des résultats moins bons et des professeurs moins bien payés… C’est l’échec de l’idéologie de la massification et de l’égalitarisme, chère à la gauche, qui est ainsi dénoncée.

La Cour dénonce aussi les mauvais choix récents de François Hollande. Elle écrit noir sur blanc que « le ministère de l’Education nationale ne souffre pas d’un manque de moyens budgétaires ou d’un nombre trop faible d’enseignants, mais d’une utilisation défaillante des moyens existants. » C’est un désaveu cinglant pour la proposition « miracle » de François Hollande de recruter 60 000 professeurs sur 5 ans. Lors de son discours du Bourget du 22 janvier 2012, il clamait : « J’ai proposé de créer 60 000 postes supplémentaires dans l’Education (…). On me dit « c’est trop ». Non, je dis : ce n’est peut-être pas assez ! » La Cour des Comptes lui dit aujourd’hui que c’est dispendieux et inutile. François Hollande devrait en tirer toutes les conséquences et renoncer à cet engagement de campagne démagogique.

Les recommandations de la Cour des Comptes vont dans le sens de ce que nous proposons depuis quelques années. La priorité, ce n’est pas de donner toujours plus de moyens, c’est au contraire d’arrêter de tout diriger de manière bureaucratique et uniforme depuis la rue de Grenelle comme si tous les établissements étaient les mêmes et tous les élèves interchangeables. Il faut donner davantage d’autonomie aux directeurs d’établissements scolaires primaires et secondaires afin qu’ils puissent, en lien avec leurs équipes pédagogiques, s’adapter aux priorités locales, à la spécificité des élèves et définir un projet d’établissement adapté. L’objectif c’est que les enseignants soient mieux payés, mieux considérés, mieux épaulés. C’est ce que Nicolas Sarkozy avait entamé, c’est ce qu’il faudrait poursuivre.

Cette autonomie que nous défendons est au cœur de la gestion nouvelle, plus humaine, que recommande la Cour. Je suis prêt à soutenir le gouvernement s’il suit ses propositions et abandonne sa gestion clientéliste de l’Education nationale. Une grande réforme de l’Education nationale, c’est le préalable au redressement de la France.

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