PSA : « La côte d'alerte est dépassée »

Publié le par ump62

Jean-François Copé a tenu, jeudi matin, à réagir à l'annonce de la suppression des 8000 emplois dans le groupe PSA et l'arrêt de la production sur le site d'Aulnay-sous-Bois. Il s'est dit « extrêmement préoccupé » par cette annonce « qui représente un souci majeur » pour l'avenir de l'emploi industriel en France et de cette entreprise.

Adressant ses premières pensées aux milliers de salariés concernés et à leurs familles, Jean-François Copé a indiqué au Gouvernement que « l'opposition sera à ses côtés s'il s'agit de prendre des mesures courageuses".

Et les mesures courageuses, c'est « l'urgence absolue à rendre compétitive notre économie et donner du pouvoir d'achat aux Français .La cote d'alerte est dépassée. J'invite chacun à prendre la gravité de la situation », avertit Jean-François Copé conviant le Gouvernement et les syndicats à regarder et à s'inspirer de ce que font les autres pays européens pour préserver leurs entreprises et pour enrayer les délocalisations.

« La compétitivité est la clé majeure car ces pays ont baissé le coût du travail en baissant les charges des entreprises en les transférant sur la TVA. Or, je suis horrifié de voir que les toutes premières mesures du Gouvernement socialiste vont à l'inverse de ce qui devrait être cette préoccupation majeure puisque la fiscalité anti-délocalisation a été supprimée, les cotisations des employeurs et des salariés augmentées, les heures supplémentaires à nouveau fiscalisées. Dans un moment où il faut plus de souplesse, plus de flexibilité dans le monde du travail, les seules décisions prises viennent aggraver notre compétitivité et taper dans le portefeuille des salariés ».

Un peu plus tôt dans la matinée, au micro de France Info, Jean-François Copé s'était également inquiété du message laissé par la Conférence sociale, qui est de ne prendre aucune décision et de tout repousser à un an, mais également de la méthode employée. Un « vrai problème » à ses yeux dans la mesure où l'avenir de l'industrie française dépendrait désormais d'un dialogue exclusif entre la CGF, la CFDT d'une part et le Gouvernement d'autre part, sans que les employeurs y soient vraiment associés et plutôt stigmatisés, que les parlementaires, pourtant représentants des Français, en soient exclus parce que pas jugés à la hauteur pour discuter et qu'au final l'essentiel des mesures soit d'augmenter charges et impôts.

« Comment voulez-vous, dans ce contexte, enrayer le processus d'atteinte à la compétitivité de l'économie », se désole Jean-François Copé estimant urgent de « mener une réflexion en profondeur sur ce segment qu'est l'industrie automobile et qui a été, pendant des décennies, l'un des plus importants au monde mais qui perd tous les mois et tous les ans des parts de marché par rapport à d'autres concurrents plus compétitifs. Nous devons nous attaquer à ce travail, regarder notre compétitivité ainsi que l'attractivité de nos produits fabriqués en France », estime Jean-François Copé.

 

 

 

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