Pour remporter les élections législatives, François Hollande trompe les Français

Publié le par ump62

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Jamais l’UMP ne se retrouvera dans une logique d’opposition brutale, systématique, caricaturale, comme la gauche l'a fait, 5 ans durant, à l’encontre de Nicolas Sarkozy. Ainsi, je n’hésite pas à reconnaître ce qui peut aller dans le bon sens. Par exemple, j’ai trouvé positif que François Hollande soit allé saluer nos soldats en Afghanistan, eux qui risquent chaque jour leur vie au service de la France. C’est conforme à son statut de chef des armées.

Mais mon rôle c’est aussi de tirer le signal d’alarme quand François Hollande et son gouvernement trompent les Français. Et, cette semaine, nous avons assisté à une grossière opération de démagogie. François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont multiplié les cadeaux électoralistes : retour partiel à la retraite à 60 ans, coup de pouce pour le SMIC, hausse de 25% de l’allocation de rentrée scolaire ! C’est Noël au printemps ! Evidemment, seule la proximité des élections législatives explique cette cascade d’annonces dénuées de courage politique. Mais ces promesses du mois de mai seront effacées par le matraquage fiscal du mois de juillet et elles risquent d’aggraver la situation du chômage et du pouvoir d’achat.

Ainsi, la réforme fiscale, prévue au lendemain des élections législatives, serait un vrai coup de massue pour le portefeuille des Français. Le retour à la retraite à 60 ans, qui ne concernera que 100 000 personnes, sera financé par une hausse des cotisations de tous les salariés et des entreprises. Concrètement, un couple où chacun gagne 1600€ devra débourser 250€ de plus chaque année ! Quant au coup de pouce au SMIC, il faut le mettre en parallèle avec la hausse des cotisations salariales, la taxation des heures supplémentaires, l’augmentation des charges des indépendants, artisans et commerçants. Bref, tout le monde sera pénalisé.
Même supercherie derrière l’augmentation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire. La mesure semble généreuse sur le papier, mais elle sera financée par une baisse du quotient familial, premier pas vers la remise en cause de notre politique d’aide aux familles.

Plus grave, alors que l’emploi est la priorité, les mesures annoncées cette semaine ne peuvent que créer davantage de chômage. En effet, toute augmentation du SMIC en période de crise détruit les emplois peu qualifiés et pénalise l’entrée des jeunes sur le marché du travail. De même, augmenter les cotisations sociales quand le déficit de compétitivité est notre handicap majeur, ne peut que se traduire par une hausse du chômage.

Nous devons impérativement baisser le coût du travail pour rendre notre pays plus compétitif, lutter contre les délocalisations et protéger le travail des Français, tout en poursuivant notre politique de réduction des déficits publics. C’est l’objet de la politique qu’avait entamée Nicolas Sarkozy et que nous souhaitons poursuivre. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si la Commission européenne et la Cour des Comptes ont encouragé cette semaine la France à poursuivre ses efforts en matière de réduction des dépenses et ont pointé du doigt la nécessité de corriger rapidement notre perte de compétitivité. C’est-à-dire l’inverse de ce que préconise François Hollande.

Je dis donc aux Français « ne vous laissez pas duper » par cette politique de gribouille qui donne d’une main ce qu’elle reprend de l’autre, qui se prétend « sociale » mais va détériorer l’emploi et le pouvoir d’achat. Les élections législatives sont notre dernière chance de refuser la démagogie socialiste, ne la laissons pas passer !


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