Pacte de stabilité européen : Jean-François Copé demande à François Hollande de « prendre toutes ses responsabilités et d'accélérer au plus vite le processus de ratification

Publié le par ump62

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En ouvrant mercredi matin le traditionnel point presse hebdomadaire de l'UMP, Jean-François Copé s'est tout d'abord félicité de la décision des huit juges de la Cour constitutionnelle d'Allemagne qui, suite à des plaintes outre-Rhin, a autorisé le président allemand à signer les textes de loi adoptés par le Parlement allemand sur le mécanisme européen de stabilité (MES) ainsi que sur le Pacte de stabilité.
« Cette décision ouvre ainsi la voie à la résolution concrète de la crise des dettes souveraines européennes », s'est réjoui Jean-François Copé enjoignant dans la foulée François Hollande à ratifier ce projet essentiel, « l'une des clés pour apporter réponse à la crise majeure que traverse notre continent et la zone euro ».
On se souvient qu'à l'initiative de Nicolas Sarkozy, le Parlement français, en février 2012, avait été l'un des premiers à autoriser la ratification du Mécanisme européen de stabilité devant un Parti socialiste ô combien hésitant. Mais depuis l'élection de François Hollande « les tergiversations de la nouvelle majorité en place ont totalement bloqué le processus de ratification du pacte de stabilité qui est pourtant indispensable à la mise en place de ce mécanisme à l'échelle de toute l'Europe », déplore Jean-François Copé.

« La France, qui était aux avant-postes de la résolution de la crise avec Nicolas Sarkozy, donne aujourd'hui avec François Hollande le sentiment de traîner les pieds alors que l'ensemble des grands pays est prêt à agir », constate encore Jean-François Copé qui demande au président de la République de « prendre toutes ses responsabilités et d'accélérer au plus vite le processus de ratification » engagé par Nicolas Sarkozy voilà maintenant sept mois. « Cela signifie pour François Hollande de mettre de l'ordre dans sa majorité de telle manière que la crédibilité de la France ne soit pas une nouvelle fois mise en cause par les tergiversations d'un président confus du fait d'une majorité indécise », pointe Jean-François Copé.

Ce point presse a été également l'occasion de faire part des principaux sujets évoqués par nos élus et cadres lors du bureau politique de rentrée qui s'est tenu dans la matinée à l'Assemblée nationale.

Tout d'abord l'organisation de l'opposition et son action pour dénoncer pied à pied, tant au Parlement que sur l'ensemble de notre territoire, les faiblesses politiques majeures du Gouvernement et de François Hollande : retour de l'immigration massive et du communautarisme, impunité et laxisme en matière de sécurité, voix de la France en perdition… Sans oublier l'imposition massive des Français. 30 milliards d'impôts alors que l'Etat continue d'embaucher des fonctionnaires. Un tract diffusé à 1,5 million d'exemplaires va recenser toutes ces erreurs stratégiques qui vont pénaliser le pouvoir d'achat des ménages et la compétitivité des entreprises.

Second sujet évoqué, celui de la mise en place d'un groupe de travail UMP sur les questions de compétitivité, « mot qui a du mal à renter dans le vocabulaire socialiste alors que sujet est majeur », note Jean-François Copé pour qui la prochaine augmentation de la CSG est préoccupante. « On va de fait augmenter les impôts de ceux qui ne sont pas salariés, en particulier les retraités, sans pour autant imposer les entreprises qui importent des produits dans notre pays, ce qui aurait pu être le cas avec la TVA », relève notre secrétaire général.

L'organisation interne de l'élection pour la présidence de l'UMP a également été évoquée dans un climat qualifié par l'ensemble des participants d' « excellent » et de « convivial ». Alors qu'au Parti socialiste, grand donneur de leçons, le futur Premier secrétaire fait l'objet d'une désignation par le président de la République qui a toujours proclamé qu'une fois élu il ne se mêlerait plus de la vie interne du PS, notre processus relève de la démocratie puisque ce sont les militants qui vont élire au suffrage universel direct le futur président de l'UMP.

 

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