Les sept propositions de Nicolas Sarkozy pour l'éducation

Publié le par ump62

 

Devant plus de 8 000 personnes réunies au Zénith de Montpellier, mardi 28 février, Nicolas Sarkozy a fait de l’école sa priorité pour un second quinquennat. Le Président de la République a expliqué sa conception de la mission de l’école, sa conviction que le travail, l’effort, le mérite sont les clés de la réussite de chacun et au cœur de la promesse de l’école républicaine. « Toutes les familles de France veulent pouvoir dire à leurs enfants, comme nos parents et nos grands-parents nous l’ont dit jadis : Travaillez bien à l’école et vous aurez une vie meilleure. Travaillez bien à l’école et vous serez libres. Libres de choisir la vie que vous voulez. Libres de devenir ce que vous souhaitez. Libres de réaliser vos rêves ». Retour sur les 7 propositions du candidat.

 

1°) REVALORISER LA CONDITION ENSEIGNANTE en remettant les professeurs au cœur de notre projet de société

  • Au collège, Nicolas Sarkozy propose que les professeurs qui le souhaitent soient désormais présents dans les établissements 26 heures par semaine au lieu de 18h actuellement. En contrepartie, leur rémunération sera augmentée de 25% soit près de 500 € net par mois.
  • Ce temps se répartira entre heures de cours traditionnelles, accompagnement des élèves, travail en équipe avec les autres professeurs... Une grande liberté sera laissée aux établissements pour l’organiser comme ils l’entendent.
  • Ce nouveau statut sera ouvert à tous les nouveaux reçus au concours, sur la base du volontariat. Chacun sera libre de conserver l’ancien statut (18 heures de cours par semaine) s’il le souhaite. Les professeurs déjà en place auront également la possibilité, dans la limite d’un nombre de places déterminé chaque année, de migrer vers ce nouveau statut.
  • L’objectif est qu’en 5 ans, la quasi-totalité des professeurs de collège aient adopté les nouvelles obligations de service.
  • D’ici cinq ans, tous les professeurs disposeront d’un espace de travail individuel dans l’établissement.

Afin qu’il y ait plus d’« adultes dans les établissements pour écouter les enfants, pour les soutenir, les accompagner, les guider », le Président de la République souhaite également accordant un espace de travail aux professeurs au sein de l’établissement. Pour cela, un accord-cadre avec les collectivités (ARF, ADF et AMF) devra être passé afin qu’un vaste programme de rénovation/construction soit lancé et que tous les locaux scolaires de bureaux soient équipés pour les enseignants. L’Etat participera directement à l’effort financier, à hauteur de 100 millions d’euros par an.

  • Grâce à un investissement massif dans la formation continue, tous les professeurs des écoles deviendront des « experts des savoirs fondamentaux ».

Il leur sera proposé de se spécialiser en passant des certifications complémentaires : « apprentissage de la lecture et du calcul », « école maternelle », « langue vivante », « informatique »…

2°) RENDRE LE POUVOIR AU TERRAIN en faisant confiance aux équipes de chaque établissement et en engageant une « révolution de l’autonomie ».

Concrètement, le Président de la République souhaite que chaque établissement ait « la possibilité de constituer de véritables équipes pédagogiques en lui donnant la liberté de recruter directement les professeurs » afin que partout se constituent des équipes solides, motivées, au service des élèves.

  • Un régime indemnitaire spécifique garantira l’attractivité des établissements « difficiles ».
  • Les établissements pourront également organiser les obligations de service des enseignants, en fonction des besoins et du profil de chacun.
  • Il faut rendre le système plus transparent, et donner aux parents des informations fiables sur la performance des écoles, collèges et lycées: Il faut publier les résultats des évaluations école par école.

3°) PASSER DU COLLEGE UNIQUE AU COLLEGE POUR TOUS, dans lequel chaque élève trouvera sa place.

  • En 6e-5e, l’enseignement sera plus structuré, recentré autour du français et des mathématiques, et assuré par une équipe d’enseignants très resserrée.

Un seul professeur sera en charge du français et des humanités, un autre sera en charge des mathématiques et des sciences. A ces deux « professeurs généraux » il faudra ajouter le professeur de langues vivantes, le professeur d’arts plastiques, le professeur de musique et le professeur d’EPS.

  • A partir de la 4e, les parcours seront diversifiés : pour tous, un tronc commun composé des fondamentaux et des langues vivantes. Pendant une partie de la semaine, en fonction des profils, certains approfondiront les disciplines académiques classiques, tandis que d’autres seront initiés au monde professionnel : initiation aux métiers de l’industrie, de l’artisanat, des services, tout comme aux métiers d’art, de bouche, du high tech.

Cette différenciation n’a qu’un but : s’adapter à chaque élève avec une orientation positive, choisie et répondre ainsi au problème du décrochage d’une partie des collégiens.

4°) DEVELOPPER « L’ECOLE DES PARENTS » pour donner aux adultes qui en ont besoin les moyens d’assumer leurs responsabilités parentales.

Il faut que les parents et les enseignants se parlent davantage. Nicolas Sarkozy souhaite ainsi que les parents aient désormais l’obligation d’inscrire leurs enfants directement auprès du maître d’école ou du professeur principal au collège, afin qu’ils se rencontrent dès le début d’année scolaire.

5°) GENERALISER LES ETUDES DIRIGEES APRES LES COURS pour tous les élèves qui en ont besoin, du CP à la terminale.

Au primaire, l’aide personnalisée, proposée à tous les élèves, sera placée à un moment de la journée adapté au rythme de l’élève. Il faudra éviter qu’elle se déroule pendant la pause méridienne, comme c’est parfois le cas aujourd’hui.

6°) GENERALISER L’ALTERNANCE EN DERNIERE ANNEE DE BACCALAUREAT PROFESSIONNEL ET DE CAP.

Il s’agit d’une véritable révolution dans les rapports école-entreprise que le Président de la République souhaite engager, qui sera une réponse forte face au problème du chômage des jeunes.

7°) REDONNER AU BACCALAUREAT SES LETTRES DE NOBLESSE.

Aujourd’hui, force est de constater que le baccalauréat a perdu de sa valeur. Pour beaucoup il fait figure de « fausse promesse », parce qu’il ne garantit pas une bonne insertion dans l’enseignement supérieur. C’est la raison pour laquelle Nicolas Sarkozy veut lui rendre sa « fonction certificative » en instaurant des épreuves de haute qualité, répondant aux exigences de l’enseignement supérieur.

 

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