Le PS prêt à sacrifier les intérêts de la France sur l’autel de ses marchandages électoraux avec les Verts ?

Publié le par ump62

 

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Le PS, sous l’influence de ses alliés Verts, semble multiplier les propositions qui vont à l’encontre des symboles de notre République et des fondements de notre indépendance : remises en cause du défilé du 14 juillet et du 11 novembre par Eva Joly mollement contestées par les socialistes, sabordage de notre indépendance énergétique avec la sortie programmée du nucléaire. Il semblerait que leur nouvelle cible soit notre siège et notre droit de veto au Conseil de Sécurité de l’ONU…

En effet en page 8 de l’accord entre les PS et les Verts, ratifié par le Bureau national du PS dont François Hollande est membre, on lit : « la France fera des propositions précises pour réformer et démocratiser l’ONU afin qu’elle structure un ordre juridique et normatif global : siège européen, suppression du droit de veto etc. » En clair le PS et les Verts laissent entendre dans leur programme commun qu’un siège européen, sans droit de veto, pourrait remplacer les sièges permanents avec droit de veto occupés aujourd’hui par la France et la Grande-Bretagne au Conseil de Sécurité de l’ONU.

C’est ce qu’a confirmé sans ambages Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, qui a expliqué que cela ne la gênerait pas que la France perde son droit de veto qu’elle a jugé « anachronique ». Au PS, Pierre Moscovici a tenté d’expliquer que ce n’était pas du tout ce qui était écrit dans l’accord… Après l’épisode du Mox, c’est donc la seconde fois que le PS et les Verts ont des interprétations diamétralement différentes d’un texte qu’ils ont pourtant rédigé ensemble. Qui croire ? Cécile Duflot ou Pierre Moscovici ? L’ambigüité demeurera tant que François Hollande lui-même n’aura pas assumé de prendre une position claire.

Si la volonté du PS et des Verts est bien de renoncer à notre siège de membre permanent à l’ONU et à notre droit de veto, cela signifierait que la France braderait un des atouts stratégiques qui fait d’elle une puissance diplomatique et militaire de tout premier ordre. Qui peut croire que la France pourrait mieux faire entendre sa voix dans le monde et défendre ses valeurs et ses intérêts en renonçant à son siège et à son droit de veto au Conseil de Sécurité ? Qui peut par exemple imaginer que la France et la Grande Bretagne auraient pu obtenir le mandat de l’ONU pour intervenir en Libye sans l’influence que leur donne leur position de membres permanents du Conseil de sécurité ? Je rappelle aussi que si la France n’avait pas menacé en 2003 d’exercer son droit de veto contre la guerre en Irak, les Etats-Unis auraient pu mener cette opération sous mandat de l’ONU. Renoncer au siège permanent à l’ONU, c’est réduire notre influence dans le monde.

Après la sortie du nucléaire, le PS et les Verts s’apprêtent donc à brader l’un des autres fondamentaux de notre indépendance qui pourtant faisait consensus, à droite comme à gauche, depuis les débuts de la Vème République. Imagine-t-on François Mitterrand engager la France dans une abdication de son statut de membre permanent du Conseil de Sécurité ?

A l’UMP, nous dénonçons ce marchandage entre le PS et les Verts qui coûte décidément de plus en plus cher à la France et aux Français.
Nous affirmons que ce n’est pas en renonçant à ses valeurs ou à ce qui fait sa puissance et son indépendance que la France pourra affronter avec succès les défis de la mondialisation.

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