La récession est au bout de la politique économique de François Hollande

Publié le par ump62

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De son échec sur le plan économique et social, François Hollande n'a pas tiré de leçon. Depuis 11 mois, il y a 1000 demandeurs d'emplois supplémentaires chaque jour et le pouvoir d'achat a reculé pour la première fois depuis 1984. L'aggravation de la crise est due à l'augmentation sans précédent des prélèvements obligatoires de plus de 30 milliards d'euros qui a d'une part asphyxié les ménages et d'autre part mis à l'arrêt les entreprises.

 

Ce 17 avril, avec la transmission aux instances européennes du programme de stabilité de la France pour les années 2013-2017, François Hollande tenait une occasion de changer de cap. Il ne l'a pas saisie. Au contraire, il persévère dans la même politique économique : l'année 2014 verra une nouvelle hausse des impôts de 10 milliards d'euros ! La pression fiscale atteindra le triste record de 46,5% de la richesse nationale. Si le gouvernement augmente encore les impôts, c'est parce qu'il est incapable de faire des réformes de structures qui pourtant engendreraient une meilleure maîtrise des dépenses. Force est de constater que, chaque année, jusqu'en 2017, il prévoit d'augmenter le volume des dépenses publiques. Le gouvernement voudrait faire croire que c'est avec cette politique que la croissance va revenir, le chômage diminuer et les comptes publics s'équilibrer. Malheureusement, aux mêmes causes les mêmes effets : comment cette politique qui a échoué durant 11 mois pourrait fonctionner pour les 4 ans à venir ? C'est d'ailleurs ce que disent le FMI et le Haut Conseil des finances publiques qui prévoient une récession en 2013.

 

Par ailleurs, le programme de stabilité met en exergue trois mensonges de François Hollande. D'abord, dans son engagement de campagne n° 9, le candidat Hollande promettait de rétablir « l'équilibre budgétaire en fin de mandat » et voilà que le programme de stabilité indique que le déficit serait de -0,7% en 2017. Après l'abandon de l'objectif de 3% de déficit pour 2013, la crédibilité de la France est affectée par ce nouveau renoncement au sérieux budgétaire. Ensuite, François Hollande jurait encore le 28 mars dernier qu'il n'y aurait « aucune autre augmentation d'impôts » que celles déjà annoncées, et voilà que le programme de stabilité prévoit 10 milliards de prélèvements supplémentaires pour 2014. Enfin, le gouvernement table sur des taux de croissance de 0,1% pour 2013 et 1,2% pour 2014 quand le FMI et le Haut Conseil des finances publiques prévoient moins de 0% puis moins de 1% pour les 2 ans à venir. Pierre Moscovici n'a pourtant pas souhaité revoir à la baisse ses prévisions. Le projet économique du gouvernement est donc bâti sur du sable !

 

Il est encore temps d'éviter la catastrophe. Pour éviter la récession et la défiance, le gouvernement doit en urgence dire la vérité aux Français, alléger la pression fiscale et se concentrer sur trois priorités : la baisse des charges sociales, la réforme du Code du travail pour lever les barrières à l'embauche, la formation des jeunes et des chômeurs pour faciliter leur accès à l'emploi. Une autre politique est, non seulement nécessaire, mais possible.

 

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