La question de l'autorité sera au cœur du rendez-vous des municipales de 2014

Publié le par ump62

 

 
« Lorsque nous préparions cette convention, nous ne savions pas que le thème de l'autorité était une préoccupation majeure des Français mais nous ne savions pas que nous tomberions dans un tel délitement ». Ce constat de Valérie Debord, déléguée générale-adjointe et animatrice du projet de l'UMP était partagé jeudi par toutes les personnalités politiques ainsi que les militants et sympathisants venus participer hier, jeudi 4 avril, à la Convention de l'UMP placée sur le thème de l'Autorité.
 
L'affaire « Cahuzac » était dans toutes les têtes. Et il était bien difficile aux différents intervenants de ne pas y penser lorsqu'en traitant de la justice, de la sécurité, du renouvellement de la vie publique, tous insistaient sur la nécessité que la France et les Français renouent avec la confiance.
   
« Pour trouver l'autorité il faut le vouloir. Or, le Gouvernement, aujourd'hui, ne le veut même pas. Le Premier ministre reconnait avoir été insulté par son ministre du Redressement productif et il se passe quoi après ? Rien », déplore Hervé Mariton, député de la Drôme et délégué général au projet qui adresse une première critique à François Hollande et Jean-Marc Ayrault. Celle d'une « erreur de recrutement et d'un manque d'autorité de la parole publique. Le Gouvernement a globalement capitulé, et quand un gouvernement ne veut pas exercer une autorité, alors la société part à vau-l'eau », s'inquiète Hervé Mariton alors que ce même gouvernement, par lois ou instructions ministérielles, prend des orientations affaiblissant gravement le fonctionnement des institutions essentielles pour notre vie en société que sont la famille, l'école, la justice, la police, les institutions politiques et ce par idéologie et pour plaire à des clientèles électorales.
  
Pourtant à 87% les Français pensent « qu'on a besoin d'un vrai chef en France pour remettre de l'ordre » et à 86% ils jugent que « l'autorité est une valeur trop souvent critiquée aujourd'hui », dévoile une récente analyse du Cevipof* sur « les nouvelles fractures françaises ». Pour seule réponse, le Gouvernement socialiste met en pratique son idéologie fondée sur la culture de l'excuse et l'impunité dans les domaines de la Justice, de la Sécurité, de l'Education... Avec un premier résultat rapide et concret depuis que François Hollande est président de la République : l'explosion de la délinquance malgré les coups de menton du ministre de l'Intérieur. « Manuel Valls est le collatéral laxiste de Christiane Taubira et non le continuateur courageux de Nicolas Sarkozy », lache fort à propos Valérie Debord.
   
« Nous voulons rétablir la confiance et répondre à ce besoin d'autorité et de protection en évitant les pièges de l'autoritarisme et du repli sur soi », assure Hervé Mariton, soulignant que notre famille politique a bien conscience que « ce n'est pas un chef qui va remettre de l'ordre partout mais c'est bien à chacun, en fonction de ses responsabilités, à tous les niveaux, de remettre de l'ordre ».
 
Devant ce chantier vaste, l'UMP formule 55 propositions concrètes tant dans le domaine de la famille(comme d'obliger les parents à être présents lorsque leur enfant mineur est convoqué par la justice), dans le domaine de l'école (comme de développer l'autonomie des établissements scolaires), dans le domaine de la justice (comme de rétablir la vérité des peines car aujourd'hui il y a un différentiel entre le prononcé de la peine et son exécution réelle), dans le domaine de la sécurité (comme le développement des polices municipales armées), dans le domaine du renouvellement public (avec des élus moins nombreux et mieux reconnus), dans le domaine de l'immigration (comme le refus d'octroyer la nationalité française à des enfants nés en France de parents clandestins)…
 
« Toutes ces questions seront au cœur du rendez-vous des municipales de 2014 » explique Jean-François Copé précisant que toutes les listes estampillées UMP proposeront à leurs concitoyens un « Pacte pour la sécurité des Français » comprenant notamment le développement de la vidéosurveillance, des polices municipales armées, autant de politiques refusées par beaucoup de maires socialistes de villes pourtant marquées par l'explosion de la délinquance.
 
Aux yeux de Jean-François Copé, c'est tout l'honneur de notre famille politique que de proposer alors que la situation politique est tellement grave. « Les Français doivent savoir que le premier parti d'opposition républicaine en France prépare activement un chemin d'alternance. Nous devons aussi montrer au président de la République que la voie dans laquelle il engage le pays est dangereuse et que nous avons, nous, jour après jour, à reconquérir le cœur des Français, à montrer notre capacité à agir dès maintenant ». Et ce alors que « moins de 11 mois après son arrivée au pouvoir, la gauche est frappée par un discrédit sans précédent. Ce qui est en train de se passer en ce moment, ce n'est pas une petite péripétie de quelques jours », observe Jean-François Copé. « Ce n'est pas non plus un de ces innombrables couacs gouvernementaux auxquels nous avons droit depuis le 6 mai dernier… Ce dont nous sommes les témoins effarés, c'est du discrédit complet de la majorité du gouvernement, du président. C'est tout le système Hollande qui s'effondre, un système sur lequel il avait bâti son élection », note le président de l'UMP pour qui «François Hollande est en train de devenir le chef d'un camp, le chef d'un clan ». Et de l'inviter à, opérer « une rupture totale. Dans la politique qu'il conduit – La France besoin d'un big bang économique et social -. Dans sa façon de gouverner, pour en finir avec le sectarisme. Dans son équipe gouvernementale, qui doit être profondément remaniée. »
 
*Centre de recherches politiques de Sciences Po
 
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