"La clé de la réussite scolaire ne réside pas tant dans les moyens que dans l'usage que l'on en fait !".

Publié le par ump62

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Extrait de l'intervention de Joëlle Longueval, Conseillère régionale UMP, lors de la séance plénière du Conseil régional du 17 février 2011. Une séance plénière commune du Conseil régional et du CESER sur le thème :

 

« La rentrée scolaire : une compétence partagée »


« …Nous sommes ici réunis, experts, enseignants, proviseurs, élus pour discuter des moyens que nous voulons mettre au service de notre Ecole. Pour définir les orientations d’une politique scolaire qui offrirait à chacun des jeunes de notre Région un accès libre et égal au savoir et une formation adaptée qui concilie épanouissement individuel et intégration sociale. Pour, finalement, donner aux générations futures, et c’est bien la moindre des choses, les mêmes chances que les nôtres au sein de l’Ecole républicaine.

Soyez donc certains, tous ici présents, que quelque soit notre couleur politique, nous partageons la même ambition : celle de porter nos jeunes le plus loin possible et dans les meilleures conditions.  

A ce titre, la politique scolaire doit avoir une vision d’ensemble qui ne s’encombre pas des vues électoralistes à court terme, pour donner la primauté absolue à l’intérêt des élèves. Et c’est bien dans cette optique qu’est menée l’action du Gouvernement.

Et oui, l’Etat agit !

L’Etat réforme les programmes comme le demande depuis des années les parents d’élèves et les instituts de formations supérieurs. La classe de Seconde voit ainsi son périmètre s’accroître, la classe de 1ère n’est plus une voie cloisonnée vers la terminal et ses programmes sont désormais plus adaptés aux réalités et aux besoins de notre société. Le bac professionnel passe en 3 ans et acquiert une vraie légitimité.

L’Etat avance également sur le rythme scolaire et engage de larges consultations tandis que des expérimentations « Ecole le matin ; sport ou culture l’après midi » sont menées partout en France et avec succès dans notre Région. Qui a osé bouger sur ces questions depuis 20 ans ?

L’Etat investit ; pour que l’Ecole tienne son rôle d’intégration et réduise les disparités sociales, en renforçant les effectifs et les moyens dans les zones d’éducation prioritaire.

Pour que l’Ecole reste accessible à tous, l’Etat augmente chaque année les capacités d’accueil pour des milliers d’enfants handicapés, 32 500 en plus depuis 2007 !

Pour que l’Ecole républicaine demeure l’école du mérite, n’en déplaise à certains, l’Etat donne toutes leurs chances à ceux qui veulent s’en sortir et multiplie les ouvertures de place en internat d’Excellence. Tout cela, chers collègues, a un coût auquel l’Etat répond.

 N’analysons pas l’action gouvernementale par le simple prisme des réductions de poste.  Ne  réduisons pas la politique scolaire à la gestion des effectifs d’enseignant.

Avoir une vraie politique scolaire c’est aussi être responsable et garant d’une bonne et pleine utilisation des moyens au service de l’Education et de rien d’autre !

Les suppressions de postes ne cessent de faire débat. Mais n’est-il pas normal de réduire les effectifs quand le nombre d’élève diminue ? Avec 43 000 lycéens en moins dans notre région depuis 2005, près de 9000 places vides auxquelles s’ajoutent 900 places vides en BTS et 750 en Prépa, n’est-il pas légitime d’adapter les effectifs à cette nouvelle  situation ?

On accuse le Gouvernement actuel de briser notre système éducatif mais le taux d’encadrement n’a jamais été aussi bon ! 21.5 élèves par classe en moyenne dans le secondaire, bien au-delà de la moyenne européenne !

On consacre 6 % de notre PIB, plus que tous nos grands partenaires européens, soit 66 milliards d’euros à l’Education Nationale et le budget augmente de 1.6% cette année encore. On dépense 25% en plus par Elève que dans le reste de l’Europe pour des résultats comparables en termes de niveau.  Les dépenses par Lycéen ont augmenté de plus de 50% entre 1990 et 2005. On peut difficilement critiquer le manque de ressources !

Seulement  en période de crise budgétaire nous devons orienter et consacrer nos budgets là où ils sont le plus utiles.

La clé de la réussite scolaire ne réside pas tant dans les moyens mais bien dans l’usage que l’on en fait !

Il ne faut pas chercher la solution, ou le problème, dans le nombre d’effectifs mais bien dans leur utilisation. C’est tout l’enjeu du prochain CPRDFP et de la redéfinition de la carte des formations élaborée sur les 3 piliers que sont l’Orientation, la Formation et l’Emploi. Certes, certaines fermetures de classe et surpressions de postes qui en découlent font grincer les dents mais ils répondent à la nécessaire adaptation des moyens à des besoins qui évoluent !

La répartition des formations doit privilégier la cohérence et la complémentarité entre les lycées d’un même bassin d’emploi. La Région Nord-Pas de Calais doit d’ailleurs agir dans le même sens. Si nos lycées se vident, devons-nous continuer à payer pour les chauffer ou les éclairer tandis que des regroupements de proximité pourraient dégager des économies considérables ; notamment sur les équipements pédagogiques les plus onéreux ! C’est ainsi que certaines Régions ont pu réduire leur dépense en faveur des lycées cette année, en procédant à des regroupements. Notre Région ne peut pas s’exempter de l’effort national de réduction des déficits !

Nous avons donc tout intérêt à être partenaire plutôt qu’adversaire dans cette réorganisation, ne cherchons pas à tirer un profit politique d’un débat si essentiel, la pédagogie importe plus que la démagogie…

 En conséquent, le Groupe Majorité Présidentielle veillera attentivement à ce que la réorganisation de la carte des formations réponde à la double nécessité, impérieuse à nos yeux, de rationaliser les dépenses tout en préservant l’équité territoriale».


9njlongueval

 

 

 

 

 

Joëlle Longueval 

Conseillère régionale (UMP59)

Membre du groupe Majorité présidentielle du Conseil régional

 

 


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