Jean-François Copé : "Il faut de toute urgence une politique de compétitivité pour notre pays !"

Publié le par ump62

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Les mauvaises nouvelles économiques s'accumulent malheureusement sur notre pays. La semaine dernière, la France perdait son triple A, gage de notre crédibilité financière à long terme. Cette semaine, nous apprenons que le rythme d'augmentation du chômage s'accélère dangereusement : désormais ce sont environ 45 000 personnes qui perdent leur emploi chaque mois. Cette dégradation de la situation économique et sociale nous préoccupe tous.

Le gouvernement tente bien sûr de faire endosser la responsabilité de ces échecs à la précédente majorité. Cette rhétorique ne doit tromper personne : François Hollande est élu depuis plus de 6 mois et il dispose de la totalité des pouvoirs. Les difficultés rencontrées aujourd'hui par notre pays sont directement liées à sa politique.

La perte de crédibilité financière de la France comme l'augmentation vertigineuse du chômage ont la même cause : l'absence de réformes structurelles courageuses. La seule réponse de François Hollande à la crise a pour l'heure été de créer un très complexe crédit d'impôt dont le montant effacera à peine la somme des taxes créées sur les entreprises depuis l'été dernier… Pour le reste, il laisse faire Arnaud Montebourg qui stigmatise les entrepreneurs tout en leur demandant de reprendre des sites industriels en difficulté comme Pétroplus ou Florange. C'est absurde, incohérent et inefficace.

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le Sénat, dont la majorité est à gauche, a rejeté cette semaine tour à tour le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013. C'est une victoire de l'opposition sans concession que j'appelle de mes vœux. Cela montre aussi que le rejet de la politique de François Hollande est très large, à gauche comme à droite. A gauche, on lui reproche de renier ses promesses démagogiques de campagne –avec en particulier l'augmentation de la TVA qu'il avait juré de ne jamais faire- à droite on dénonce son manque de courage politique.

A l'UMP, ce que nous proposons à François Hollande, c'est de suivre la voie du courage, au lieu de s'enfermer dans une vision dogmatique de l'économie : préférer la baisse des dépenses publiques improductives aux hausses d'impôts pour tous, mieux définir le périmètre de l'action de l'État plutôt que d'augmenter le nombre de fonctionnaires, encourager ceux qui prennent des risques pour créer des emplois plutôt que punir les entrepreneurs, stabiliser l'environnement fiscal et réglementaire des entreprises plutôt que les montrer du doigt, protéger les familles plutôt que les ponctionner, supprimer les 35 heures plutôt que de fiscaliser les heures supplémentaires, alléger le coût du travail plutôt que d'alourdir les cotisations sociales, faire le pari de l'alternance et de l'apprentissage plutôt que du nivellement par le bas à l'école.

J'appelle le gouvernement à mener de toute urgence une vraie politique de compétitivité au service de l'emploi.

 

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