Jean-François Copé : "Poursuivre les réformes pour garder la maîtrise de notre destin"

Publié le par ump62

L’annonce de la dégradation d’un cran de la note de la dette de la France par l’agence de notation américaine Standard and Poor’s n'est pas une nouvelle dont on peut se réjouir mais qui doit être relativisée.
Standard and Poor’s avait également dégradé la note américaine cet été, elle place aujourd’hui la France au même niveau que les Etats-Unis. Cette appréciation n’est pas partagée par les deux autres grandes agences de notation. L’agence Fitch a même confirmé le triple A de la France pour 2012 en début de semaine.
Si les agences de notation ne font pas la politique de la France, nous ne pouvons ignorer la crise de la dette que traverse la zone euro. L’enjeu n’est donc pas tant la note que nous attribue des agences, mais bien notre capacité à conserver la maîtrise notre destin.

Face à ce défi, le Président de la République et la majorité ont largement anticipé la nécessité impérieuse de renforcer la gouvernance économique de la zone euro d’une part et d’assainir nos finances publiques en faisant des réformes structurelles courageuses et en réduisant les dépenses d’autre part. Le plan de réduction de nos déficits adopté à l’automne nous permettra ainsi d’être à l’équilibre budgétaire en 2016. Le plus important pour la crédibilité financière de la France, c’est de tenir ses engagements de maîtrise des comptes publics sur le long terme. A cet égard, la France est en avance : en 2011, le déficit devrait être moins élevé d’environ 4 milliards par rapport à ce qui était prévu. Cette baisse s’accélèrera en 2012.

Nous devons garder notre sang froid. L’économie française est solide. La France n’a pas de difficultés à se financer : en 2011, la France a bénéficié de taux d’intérêts parmi les plus bas depuis la création de l’euro.

Notre détermination à soutenir l’emploi et la croissance, tout en poursuivant les réformes de structure et en tenant nos engagements de réduction de dépenses, est totale. Ce discours de vérité et l’action courageuse que nous conduisons depuis 2007 contraste fortement avec l’irresponsabilité des socialistes qui ont refusé systématiquement toutes les réformes de structure, à commencer par celle des retraites ou de la règle d’or, et qui promettent toujours plus de dépenses publiques pour demain. Il y a eu d’ailleurs quelque chose d’indécent à voir les membres de l’opposition se précipiter pour tenter d’exploiter cette annonce contre le Président de la République. Il est choquant de se réjouir des difficultés de la France à des fins politiciennes surtout, quand, depuis 2007, l’opposition incarne le camp de ceux qui refusent de réduire la dette.

J’ai l’intime conviction que la France dispose de tous les atouts pour poursuivre son redressement à condition de continuer à faire preuve de lucidité, de responsabilité et de courage.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article