Jean-François Copé : "Le bilan des 100 premiers jours de François Hollande est inquiétant !"

Publié le par ump62

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«Je suis extrêmement inquiet pour la France et quant à la capacité de nos gouvernants à prendre les décisions indispensables qui s'imposent dans le contexte de crise que nous connaissons ».

A l'occasion du point de presse de rentrée de l'UMP, le secrétaire général, Jean-François Copé a fait un bilan sans concession des 100 premiers jours de présidence du socialiste François Hollande. « Ce bilan est terriblement inquiétant. A part des augmentations d'impôts et une déconstruction frénétique des réformes du précédent gouvernement, il n'y a eu aucune réforme structurelle courageuse ».

Et quand pointe l'annonce d'une potentielle décision, s'enchaîne invariablement à gauche et dans le Gouvernement socialiste un concert de désaveux, de contradictions de couacs.

« Nous avions tiré sans cesse la sonnette d'alarme pendant la campagne présidentielle », rappelle Jean-François Copé. « Parce que nous estimions à l'UMP que le programme du candidat socialiste était déconnecté de la réalité et que ses alliances hétéroclites avec les Verts et l'extrême gauche ne reposaient sur aucun socle solide ». Roms, traité européen, énergie et dissuasion nucléaires, gaz de schiste, publicité après 20 heures sur les chaînes publiques... sont autant d'exemples concrets et récents d'anicroches entre partenaires.

« Alors quand on est d'accord sur rien, on ne décide de rien », constate Jean-François Copé qui perce la méthode employée par le pouvoir socialiste, celle du paravent de l'hyper communication sur un "président normal". « François Hollande en train, François Hollande aux jeux Olympiques, François Hollande en bateau, François Hollande à la plage... Rien ne nous aura été épargné . Mais ce concept de "président normal" est une imposture qui permet à la gauche de mieux dissimuler son conservatisme par idéologie mais également par facilité afin de ne pas vexer toutes les personnes qui l'ont soutenu et qui ne veulent surtout pas que cela change ».

Un Gouvernement conservateur qui collectionne les mauvaises décisions.
En matière économique tout d'abord. Fiscalisation des heures supplémentaires qui ne permet plus aujourd'hui en France de travailler plus pour gagner plus. Hypocrisie sur la baisse du prix de l'essence qui va coûter à l'Etat 1,5 milliard à l'Etat et que les contribuables devront financer. « Un véritable tour de passe-passe entre consommateurs et contribuables », dénonce Jean-François Copé qui fustige également l'annonce des 150 000 emplois d'avenir pour les jeunes. Des emplois concentrés uniquement dans le secteur public. « 650 000 jeunes de moins de 25 ans sont au chômage et aucune mesure n'est prise sur la formation professionnelle et l'apprentissage qui étaient deux leviers d'action continuellement défendus et mis en œuvre par Nicolas Sarkozy. Rien n'est fait pour encourager l'emploi dans le secteur marchand et en plus le gouvernement socialiste attaque le pouvoir d'achat des Français en leur demandant de contribuer, par une hausse des cotisations sociales, au financement du retour partiel à la retraite à 60 ans », déplore notre secrétaire général.

En matière régalienne, Jean-François Copé dénonce le retour au laxisme (suppression des peines plancher, des tribunaux correctionnels pour mineurs...) et également « la remise en cause, un à un, par Manuel Valls, de tous les piliers de notre politique d'immigration choisie ( arrêt des placements en centres de rétention pour les familles de clandestins, abandon des critères de naturalisation, suppression de la franchise pour l'aide médicale d'Etat permettant ainsi aux clandestins d'être désormais les seules personnes en France de bénéficier d'une couverture maladie à 100M% sans jamais y contribuer...).

Sur l'Europe et notamment le traité européen, Jean-François juge que François Hollande « a fait perdre un an à la France et détruit le lien fort qui unissait l'Allemagne à la France ». Déplorant que la règle d'or ne puisse être inscrite dans la Constitution, Jean-François Copé a précisé que l'UMP voterait cette mesure mais resterait extrêmement vigilante pour qu'elle soit suivie à la ligne tant par l'Etat que par « les collectivités locales qui dépensent sans compter l'argent public ».

Sur les questions internationales, Jean-François Copé a fait un parallèle entre l'action de la France en Géorgie, Côte d'Ivoire, Libye menée par Nicolas Sarkozy « qui a su entrainer rapidement avec lui la communauté internationale pour agir sur ses valeurs, celles des droits de l'homme et des peuples » et l'inaction aujourd'hui de la diplomatie française en Libye, provoquant inquiétude et déception..

Face à tous ces errements de François Hollande et du Gouvernement socialiste, Jean-François Copé a prévenu que « l'UMP mènerait une opposition sans concession, ni complaisance mais constructive. Nous serons vigilants sur le terrain, au Sénat, à l'Assemblée nationale. Nous allons mener une opposition d'autant plus déterminée que l'heure est grave en Europe », prévient Jean-François Copé.

 

 

 

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