Jean-François Copé : « François Hollande fait le contraire de ce qu’il a annoncé et se pose en chef de clan »

Publié le par ump62

 

 

« Pas une seule mesure concrète et pas une seule annonce forte. Et aucun enseignement sur une vision stratégique de la France pour demain ». Au lendemain de la première interview télévisée du chef de l’Etat depuis son élection, Jean-François Copé a sévèrement critiqué, mercredi matin, la prestation affligeante de François Hollande qui, au passage, a réuni deux fois moins de Français que Nicolas Sarkozy dans le même exercice en 2007*. « Faire le commentaire de soi, de son agenda international lui a permis d’esquiver sur l’essentiel : les préoccupations des Français », déplore Jean-François Copé.

Mais la vraie raison de l’interview réclamée par François Hollande était motivée par une démarche politicienne et une nouvelle preuve de la mauvaise foi de François Hollande. « En appelant à aller voter pour ses amis, il fait le contraire de ce qu’il a annoncé et se pose en chef de clan. Petit à petit il fait l’inverse de ce qu’il a promis », note Jean-François Copé, évoquant les ministres qui restent au Gouvernement bien que condamnés par la justice (Jean-Marc Ayrault, Christine Taubira et Arnaud Montebourg) ou encore la chasse aux sorcières avec son premier épisode au ministère de l’Intérieur.

François Hollande, lors de la campagne électorale, la main sur le cœur avait annoncé qu’il incarnerait l’état impartial. «En fait, il met en place un état PS pur sucre », remarque Jean-François Copé pointant notamment le remplacement à la tête de la préfecture de police de Paris, à un an de la retraite, de Michel Gaudin par Bernard Boucaut qui a le même âge que son prédécesseur !!!

L’explication se trouve dans le parcours de Bernard Boucault : chef de cabinet du ministre socialiste Jacques Delors (1983-1984), conseiller de Pierre Joxe, ministre socialiste de l’Intérieur (1984-1986), directeur-adjoint du cabinet du même Pierre Joxe ( 1988 à 1991) puis directeur de cabinet de Daniel Vaillant, ministre socialiste de l’Intérieur (2000-2002). « Belle carrière mais politiquement un peu connotée quand même »relève Jean-François Copé dénonçant cette duperie.

« Il paraît que la présidence de Nicolas Sarkozy était partiale. C’est pourtant bien Nicolas Sarkozy qui a nommé des responsables socialistes à de très hautes responsabilités dans de très nombreux domaines », rappelle Jean-François Copé estimant que François Hollande et le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault prennent « les Français pour ce qu’ils ne sont pas ».

Notre secrétaire général a profité de ce point presse pour rendre un hommage appuyé à l’action conduite par Michel Gaudin mais également Bernard Squarcini et Frédéric Péchenard, respectivement patron de la direction centrale du renseignement intérieur (DRCI) et directeur de la police nationale. «Ils ont servi l’Etat et leur honneur a été piétiné par François Hollande et le Gouvernement. Ils ont fait chacun un travail remarquable pour lutter contre les menaces terroristes, la délinquance et pour la sécurité quotidienne de tous nos concitoyens », souligne Jean-François Copé qui a profité de ce point presse tenu avec Marc-Philippe Daubresse, secrétaire général-adjoint, pour faire état à deux semaines du premier tour des législatives de la « mobilisation intacte des militants » depuis l’élection présidentielle. Une mobilisation qui trouve écho dans les intentions de vote des Français et qui permettent à notre famille politique d’espérer empêcher l’irréparable : l’application du programme de François Hollande qui emmènerait la France dans la spirale des dépenses, la perte de sa crédibilité, de son indépendance énergétique et de son leadership.

*6,23 millions de téléspectateurs ont suivi la première interview de François Hollande. 11, 6 millions de Français avait suivi en juin 2007 la première interview de Nicolas Sarkozy, soit près du double !


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