Jean-François Copé : « En refusant de réduire les déficits budgétaires, François Hollande condamnerait la France à sortir de la zone euro »

Publié le par ump62

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« François Hollande a tombé le masque. En déclarant publiquement ce mercredi matin que s’il était élu et qu’il n’y avait pas de croissance, il ne reviendrait pas à l’équilibre budgétaire, il tourne le dos aux engagements de la France et met en péril la France et la zone euro ».

Lors du point presse hebdomadaire de l’UMP, Jean-François Copé a tenu, ce mercredi 1er février, à réagir « aux propos extrêmement graves et particulièrement préoccupants pour notre pays » tenus par François Hollande sur RTL. « Cela veut dire qu’il prépare l’opinion publique au fait qu’il n’a pas du tout l’intention de réduire les déficits budgétaires, de revenir à l’équilibre budgétaire. En agissant ainsi et en tournant le dos aux engagements européens, il condamnerait notre pays à sortir de l’euro ».

« François Hollande ne mise que sur la croissance. Or, la croissance ne se décrète pas au bureau politique du PS », ajoute Jean-François Copé. « C’est le résultat du travail des Français. C’est sur quoi repose la stratégie économique du président de la République qui a pris des mesures pour relancer la compétitivité, les emplois et donc la croissance ».

La déclaration de M. Hollande intervient au lendemain du renouvellement des pays européens de réduire structurellement leurs déficits, règle d’or qui fait consensus politiquement dans tous les pays de la zone euro. A l’exception de la France où le PS se dresse archaïquement contre cette mesure.

« François Hollande est prêt à donner un premier coup de canif à cet engagement de la France en proposant de repousser d’un an, c’est-à dire à 2017, le retour au zéro déficit budgétaire, sans qu’il n’en donne les raisons aux Français. Il donne un second coup de canif ce mercredi », déplore Jean-François Copé rappelant que « tous les pays européens sont mobilisés pour la zone euro. Sa pérennité passe par la réduction massive des dettes ».

« Ce sont des éléments d’incertitudes qui jettent le discrédit sur notre pays », estime Hervé Novelli. « En ne respectant pas nos engagements François Hollande condamnerait la France à sortir de l’euro », reprécise Jean-François Copé pour qui l’urgence serait de ratifier ce traité avant l’élection présidentielle, une « bonne chose pour éviter les errements de François Hollande si, par malheur, il devait être élu ».

Jean-François Copé ne comprend pas le « comportement » du PS français pourtant parti européen et prêt, par ces décisions, « à créer un démantèlement de l’Europe ».

Une attitude suicidaire qui s’ajoute à l’antijeu systématique du PS sur les nombreuses réussites de la France. A l’image d’un PS qui « sifflant de façon choquante et scandaleuse la commande d’une centaine d’avions Rafale à l’Inde, porte atteinte à l’image de la France mais également à tous les milliers de salariés qui ont et vont contribuer à cette réussite. Un tel succès, nous devons en tirer satisfaction et fierté ».

 

Publié dans Présidentielle 2012

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