Il est impératif de revoir en profondeur notre modèle fiscal, de baisser les prélèvements obligatoires

Publié le par ump62

 

« François Hollande doit changer de politique. Changer, non pas pour satisfaire l'orgueil de l'opposition mais pour le bien de la France ».

En ouvrant jeudi soir au siège de l'UMP devant 500 personnes la convention sur la fiscalité, les propos de Jean-François Copé prenaient une acuité particulière au lendemain de la motion de censure du gouvernement socialiste déposée par notre famille politique à l'Assemblée nationale et défendue par le président de notre parti.

La crise que nous vivons et les incessantes modifications de notre monde exigent une approche nouvelle et non la réponse inadaptée que François Hollande et son Gouvernement tentent d'apporter pour sortir la France de l'abîme vers lequel ils nous emmènent.

« Ce qui aiguise l'inquiétude des Français, c'est la conscience de plus en plus vive que l'on ne prend ni les bonnes décisions, ni la bonne direction », remarque Jean-François Copé étonné de la réponse immédiate et angoissante du Premier ministre (« Je sais où je vais ! ») n'indiquant néanmoins aucun chemin.

En revanche, il est malheureusement une réalité que chaque Français vit au quotidien de façon très prégnante et parfois dramatique. C'est le constat, sur le plan économique, de deux erreurs majeures de François Hollande : avoir stoppé net la dynamique de réformes lancée par Nicolas Sarkozy et avoir imposé à tous les Français un choc fiscal sans précédent : +32 milliards d'impôts, rien qu'en 2013 !

Les conséquences sont terribles pour notre économie : parce que la gauche considère que l'augmentation des impôts est le seul moyen de revenir à l'équilibre des finances publiques et de lutter contre les inégalités, elle étrangle les entreprises et les classes moyennes sous le poids des prélèvements obligatoires.

« Cet acharnement fiscal est dangereux, contre-productif et il est un frein terrible pour la croissance et la création de richesses. La France étouffe », pointe Jean-François Copé convaincu que « la lutte contre les déficits doit passer par la baisse de dépenses publiques, et non par des impôts supplémentaires ». Pour le président de l'UMP « il est impératif de revoir en profondeur notre modèle fiscal, de baisser sensiblement les prélèvements obligatoires, spécialement ceux qui pénalisent le travail, l'investissement et la production, notamment dans les PME ».

Avec cette conviction que la fiscalité doit être simplifiée, compréhensible au plus grand nombre et qu'elle doit être « au service du front des producteurs » que sont les ouvriers, employés, cadres, entrepreneurs, chercheurs, investisseurs, créateurs, agriculteurs, artisans, fonctionnaires, professions libérales…, Jean-François Copé a donc tracé les grandes lignes d'action pour sortir de cette impasse fiscale.

Pendant près de trois heures, Hervé Mariton, Valérie Debord, Bruno Retailleau respectivement délégué général et délégués généraux-adjoints au projet ont animé cette convention, écouté nombre d'experts, de chefs d'entreprises comme Charles Beigbeder, de hauts fonctionnaires, d'avocats, de militants, d'économistes, banquiers, représentants d'associations d'épargnants, de parlementaires comme Gilles Carrez et Philippe Marini, respectivement présidents de la Commission des Finances de l'Assemblée nationale et du Sénat, anciens ministres comme Eric Woerth, Luc Chatel.

Leur constat résonne comme un signal d'alarme : notre système fiscal est à bout de souffle. Le niveau général des prélèvements obligatoires nuit à la croissance, le rendement des impôts est de plus en plus décroissant, l'instabilité du système fiscal pénalise les ménages et les entreprises et son architecture complexe et déséquilibrée est un frein à la compétitivité.

Gilles Carrez dénonce « 10 mois d'enfer, de dogmatisme, d'idéologie et d'incompétence comme cette décision de faire évoluer la TVA sur le logement social de 7 à 10% pour l'abaisser à 5,5% tout récemment. C'est une erreur d'analyse totale qu'ont fait les socialistes intoxiqués par l'anti-sarkozysme », analyse Gilles Carrez pour qui cette « incompétence donne le tournis aux Français et devient anxiogène ».

Charles Beigbeder, favorable à titre personnel à l'impôt proportionnel plutôt que progressif accable également le dogmatisme des socialistes qui ont augmenté considérablement les prélèvements obligatoires. « Cela devient une fiscalité absurde défavorable à la prise de risque alors que la France a besoin d'un environnement fiscal favorable et confiant, facteur de richesse ».

Eric Woerth est pour sa part atterré par ce même dogmatisme des socialistes qui « font le contraire de ce qu'il faut faire en augmentant la dépense et les impôts alors que l'on doit baisser les impôts et la dépense. Résultat, nous descendons un escalier dans une spirale infernale. Notre compétitivité s'affaiblit, provoque une baisse des marges, une baisse des investissements, une chute de la croissance, une augmentation du chômage, des déficits, la baisse du pouvoir d'achat qui affaiblit la compétitivité… ».

Mais cela n'étonne guère Philippe Marini pour qui la fiscalité, loin d'être un sujet technique, « est représentative de ce que nous voulons faire de notre pays ». Prônant lui aussi à l'instar de Jean-François Copé, un « big-bang, une rupture, une reconstruction » de notre fiscalité, il donne l'équation d'une « bonne fiscalité : efficacité, équité et simplicité ».

« La révolte fiscale gronde, la France étouffe », tonne Hervé Mariton. « Nous voulons sortir de l'enfer fiscal, de l'impasse fiscale. Nos citoyens subissent mais ils ont envie de voir une lueur d'espoir. Notre rôle est de démontrer que l'on peut faire différemment et mieux, de construire une sphère publique plus compétitive ».

En réponse à tous les errements des socialistes, notre famille politique, soucieuse de replacer la fiscalité au service de la croissance et du pouvoir d'achat, de la rendre simple et compréhensible, « repense son idéologie et fixe un cap », se félicite Luc Chatel, vice-président délégué de l'UMP, s'appuyant sur les 21 propositions concrètes que notre famille politique formule autour de 5 axes :

  • baisser les prélèvements obligatoires en baissant les dépenses publiques inutiles ;
  • réorienter l'épargne et les investissements vers les entreprises qui créent des emplois et baisser de 10% les charges sociales payées sur les salaires ;
  • obtenir un système fiscal clair, efficace et équitable grâce notamment à la garantie de la stabilité de l'impôt ;
  • construire une convergence fiscale européenne dans l'intérêt de tous les pays.

Le cinquième axe concerne la fiscalité locale sur laquelle Jean-François souhaite que chaque candidat UMP aux municipales de mars 2014 s'engage : ne pas augmenter les taux des impôts locaux.

« Ces 20 dernières années, les collectivités locales, majoritairement à gauche, ont considérablement augmenté leurs dépenses de personnel et de fonctionnement, et donc augmenté les impôts », observe Jean-François Copé. « Ils l'ont fait en toute impunité, puisque personne ne sait vraiment qui est responsable de l'augmentation de la taxe foncière, de la taxe d'habitation ou de l'ancienne taxe professionnelle ».

Une attitude irresponsable et peu courageuse qui contribue à ce sentiment général d'étouffement que l'UMP veut combattre en relançant les moteurs de la croissance et en remettant à l'endroit notre système fiscal.

 

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