François Hollande découvre la réalité. Il doit maintenant agir en responsabilité.

Publié le par ump62

La gauche semble enfin être partiellement redescendue sur terre. A entendre François Hollande pendant la campagne électorale, le seul fait de remplacer Nicolas Sarkozy était suffisant pour régler tous les problèmes de la France. Mais depuis le départ de Nicolas Sarkozy, la situation de la France n'a cessé de s'aggraver et la gauche commence seulement à avouer du bout des lèvres que l'anti-sarkozysme n'a rien d'une solution.

C'est ainsi qu'il aura fallu attendre que la barre dramatique des 3 millions de chômeurs soit dépassée pour que, la semaine dernière, François Hollande déclare benoîtement qu'il avait pris conscience de la gravité d'une crise qu'il avait niée durant des mois. Il aura fallu que la sénatrice-maire PS de Marseille, Samia Ghali, réclame le recours à l'armée dans les cités pour que Jean-Marc Ayrault déclare hier de manière sibylline que l'insécurité était une réalité préoccupante. Il était temps que l'exécutif regarde la vérité en face !

Certes François Hollande et Jean-Marc Ayrault disent enfin avoir pris la mesure de la crise et du défi de la délinquance, mais les réponses esquissées manquent de courage et de crédibilité. La gestion de la question de la sécurité marseillaise est symptomatique. Jean-Marc Ayrault annonce l'augmentation des effectifs de police, dans la continuité de ce qu'avait fait Claude Guéant. Très bien, cela peut soulager les forces de l'ordre sur le terrain !

Mais à quoi bon augmenter les effectifs si par ailleurs l'arsenal pénal est démantelé ? Jean-Marc Ayrault veut nous faire croire que la lutte contre la récidive deviendrait sa priorité mais dans le même temps il laisse Christiane Taubira installer une désastreuse culture de l'excuse et du laxisme. La garde des Sceaux a déjà annoncé la fin des peines-plancher contre les délinquants multirécidivistes, la suppression des tribunaux correctionnels pour les mineurs, l'abrogation de la rétention de sûreté qui permettait de maintenir en prison les criminels les plus dangereux présentant un fort risque de récidive, l'abandon de l'objectif de passer à 80 000 places de prison… Donner des moyens à la police d'un côté et paralyser la justice de l'autre, c'est assurer le délinquant d'une impunité qui nourrit la criminalité.

De même, comment le gouvernement ose-t-il prétendre s'attaquer au cancer du trafic de stupéfiants quand il prévoit en parallèle l'expérimentation de salles de shoot dans les villes, ce qui est une manière de dépénaliser l'usage des drogues dures… Tout cela est incohérent et consternant. La réalité de l'action du gouvernement contredit ses discours martiaux. Manuel Valls et ses amis, essaient de parler comme Nicolas Sarkozy, mais en réalité ils agissent comme Lionel Jospin ! Sur le plan économique comme sur le plan régalien, nous ne pouvons plus nous contenter de ces gesticulations et de ces atermoiements. La situation de la France est difficile, nous avons besoin d'une politique claire pas d'un numéro d'improvisation. François Hollande doit prendre ses responsabilités.

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