Crise de la dette : un accord historique qui sauve la Grèce et protège les Français

Publié le par ump62

 

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Nicolas Sarkozy est à nouveau monté en première ligne face à la crise de la dette publique qui menaçait d’emporter la Grèce et toute la zone euro. Ne nous y trompons pas, l’enjeu était absolument vital : si la zone euro laissait tomber la Grèce, c’est l’Europe toute entière qui se serait effondrée, et les Français en auraient payé le prix. Sauver la Grèce, c’était un impératif de solidarité européenne et c’était indispensable pour protéger les Français.

L’accord que les chefs d’Etat européens ont conclu sur la crise de la dette est historique. Historique car il met en place un plan de sauvetage cohérent et pérenne. Il permet ainsi au fonds de soutien européen de racheter des obligations grecques, soulageant Athènes d’une partie de sa dette, et met à contribution les investisseurs privés qui participeront à hauteur de 135 milliards d’euros d’ici à 2020 au relèvement de la Grèce. Rien de plus normal que les banques, qui ont leur part de responsabilité dans cette crise, participent pleinement à l’effort de redressement de la Grèce.
Historique surtout car l’Europe donne un signal important aux marchés : la zone euro est forte, solidaire et unie, elle ne se désagrégera pas face aux attaques des spéculateurs.

Cet épisode démontre une fois de plus à quel point le G2 franco-allemand, qui pèse pour 50% du PIB de la zone euro, est le moteur de l’Europe. Force est de constater que rien n’aurait été possible, sans l’initiative de Nicolas Sarkozy qui a tenu à trouver une position commune avec Angela Merkel en amont du sommet de la zone euro. A l’avenir, il est indispensable de mettre en place une vraie gouvernance économique européenne, avec une convergence plus forte, notamment de la France et l’Allemagne.

Cet accord nous invite enfin à tirer les leçons de la crise grecque : il n’est plus possible de continuer à fonder notre croissance économique sur la dette publique. Il faut aujourd’hui passer à un modèle de croissance fondé sur le travail. Cessons de nous décharger de nos responsabilités sur les générations futures, et créons les conditions d’un développement économique bâti sur l’innovation et la production. C’est le meilleur moyen d’éviter à l’avenir de connaître de nouvelles crises engendrées par l’éclatement de bulles devenues incontrôlables de l’endettement privé comme public.

 

Jean-François Copé

Secrétaire général de l'UMP

Vendredi 22 juillet 2011

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