Conservatisme, absence de courage politique et de lucidité sont la marque de fabrique de François Hollande

Publié le par ump62

« Dans cette période où tout devrait être fait pour inviter les Français à se mobiliser au maximum, pour réorganiser le travail en France, pour améliorer la compétitivité des entreprises, pour créer des emplois…, François Hollande préfère répondre par des hausses d'impôts ».

Secrétaire général de notre famille politique, Jean-François Copé a tenu à réagir dès ce lundi matin à l'interview de François Hollande donnée la veille au soir sur TF1.
L'occasion pour Jean-François Copé, « très inquiet pour l'avenir de notre pays », de souligner combien le président socialiste est en « décalage total avec les exigences du moment ». Alors que les Français souhaitaient avoir un président de la République qui leur donne un axe stratégique avec des réformes structurelles à engager dès maintenant (réformes de l'Etat, de l'école, des collectivités locales, de la protection sociale, mais également des réformes qui permettent la compétitivité des entreprises, l'emploi…), « à la place nous avons appris qu'aucune réforme ne sera lancée avant deux ans et que l'essentiel du discours de François Hollande était une augmentation de 20 milliards d'euros d'impôts », déplore Jean-François Copé.
Notre secrétaire général constate que cette annonce constitue une « nouvelle étape dans l'augmentation des impôts » puisque les entreprises et les ménages vont chacun y participer à hauteur de 10 milliards d'euros.

« Depuis quatre mois François Hollande et son Gouvernement ont multiplié des décisions contraires à la logique économique la plus élémentaire », constate Jean-François Copé faisant allusion à l'augmentation des dépenses publiques pour financer par exemple le retour partiel à la retraite à 60 ans, l'augmentation des effectifs dans l'Education nationale, le lancement d'un certain nombre de dépenses comme les emplois jeunes, autant de dépenses qui viennent toutes peser sur les dépenses de l'Etat. Sans oublier cette première augmentation massive d'impôts de 7 milliards d'euros votée dans le premier collectif budgétaire de la nouvelle majorité.

« Qu'ils soient salariés ou employeurs, tous les Français vont être touchés par les augmentations d'impôts avec pour première conséquence la baisse de leur pouvoir d'achat et la baisse de compétitivité des entreprises. Nous sommes dans un processus qui n'a rien à voir avec le courage politique », déplore Jean-François Copé pour qui François Hollande « est en train de tromper les Français. Le changement n'est certainement pas avant deux ans et on ne voit pas sur quoi », poursuit notre secrétaire général dévoilant la raison de ce calendrier repoussé à deux ans : les élections municipales. « Le regard de François Hollande se porte sur 2014 comme s'il ne fallait annoncer aucune réforme importante avant de peur de bousculer les conservatismes qui l'ont porté à la présidence de la République ».
Une imposture supplémentaire de François Hollande dénoncée par Jean-François Copé qui succède à celle de sa campagne présidentielle « basée sur le fait que tous les problèmes venaient parce que Nicolas Sarkozy était président de la République. Il ne l'est plus et maintenant François Hollande constate que le problème c'est la crise ». Ce qui n'a pas empêché, autre imposture, que le même François Hollande et son gouvernement zélé aient dénigré puis détruit toutes les mesures que nous avions prises pour combattre la crise.

« Quatre mois après la prise de fonction de François Hollande nous voyons la marque de fabrique d'un quinquennat essentiellement adossé sur le conservatisme, l'absence de courage politique et de lucidité sur les grands enjeux du monde et de l'Europe. Le vrai courage aurait été une vraie baisse des dépenses publiques inutiles alors qu'aujourd'hui c'est toujours le grand flou », dénonce Jean-François Copé qui propose de reconstruire « pierre par pierre un schéma alternatif », celui que nous avions entrepris et que François Hollande a brutalement cassé.
Modernisation du marché du travail, baisse assumée des dépenses publiques, réformes structurelles des grands systèmes qui organisent notre vie (sécurité sociale, collectivités locales, école, apprentissage…) et qui sont à lancer immédiatement afin que nous puissions impulser sur le terrain des politiques publiques nouvelles… Telles sont les premières pierres de notre projet alternatif.

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