Apprentissage...

Publié le par ump62

Apprentissage : les régions doivent embrayer

et prendre leurs responsabilités

 

            Le Président de la République s’est rendu aujourd’hui au Campus des Métiers et de l’Entreprise de Bobigny en Seine Saint-Denis. Rappelant son engagement indéfectible pour l’emploi, il a présenté les moyens exceptionnels mis en œuvre, à hauteur d’un demi-milliard d’euros supplémentaires en 2011, financés par redéploiement des crédits de l’État.

            Volontariste, le chef de l’État a prouvé qu’il l’était au moment de la crise. Il le prouve encore aujourd’hui par une politique ô combien offensive : réforme de la taxe d'apprentissage, aide à l’embauche d’un jeune en alternance avec exonérations de charges pour les PME, système de bonus-malus pour les entreprises de plus de 250 salariés. Pour les chômeurs de longue durée, 250 millions d'euros seront affectés pour financer 50 000 contrats aidés supplémentaires sur les douze prochains mois, qui vont s'ajouter aux 390.000 déjà programmés pour 2011, le financement de formations supplémentaires en augmentant de 30% les entrées en formation, etc.

            Ce plan de bataille, empreint de responsabilité, doit nécessairement s’appuyer sur une mobilisation des conseils régionaux, compétents en matière d’apprentissage. L’État se fixe donc aujourd’hui l’objectif de 800 000 jeunes en alternance à l’horizon 2015, et, à terme, d’un million d’apprentis. La règle est simple : pour un euro versé par l’État, l’objectif est qu’un euro soit versé par les conseils régionaux. Le chef de l’État l’a dit, parce que la bataille de l’emploi se gagne sur les territoires, au plus proche de ses acteurs, la mobilisation doit être «l’affaire de tous». Domaine phare de la région, la formation par l’alternance est «une formule gagnante pour tout le monde» : l’entreprise, le jeune, la collectivité publique.

            Loin de vouloir faire du chiffre, le gouvernement réplique par des engagements concrets et responsables, au cœur des attentes de nos compatriotes. Le chef de l’État disait d’ailleurs ce matin : « Je ne ferai jamais partie de ceux qui pensent que sur l’emploi l’État doit se contenter de jouer les simples spectateurs ».

            Il revient donc à nos régions le devoir de s’engager elles aussi pour ne pas être spectatrice. Une main est aujourd’hui tendue pour faire de l’emploi une mobilisation autant nationale que territoriale. Agir tous ensemble pour faire reculer le chômage, pour l’avenir de nos jeunes, c’est plus qu’un devoir, c’est une exigence morale à l’égard de nos compatriotes. L’État s’y engage. Je ne comprendrais pas que les régions ferment les yeux sur la première préoccupation des Français. Nous attendons maintenant que chaque exécutif s’engage sur ce contrat gagnant-gagnant. Les Français jugeront aussi nos régions sur les résultats.

 

Franck LOUVRIER
Secrétaire national en charge des relations avec les conseillers régionaux
Conseiller régional des Pays de la Loire
Membre de la commission des finances, du personne, des affaires générales, des travaux, de la communication et de la démocratie
www.francklouvrier.fr

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