A propos de la hausse de la taxe de séjour

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

Incapable de réaliser les économies nécessaires, le gouvernement préfère augmenter les taxes. Il vient de faire adopter par les députés deux dispositions dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances rectificative : une hausse de la taxe de séjour qui passe de 1,5 euros à 8 euros maximum par nuitée et par personne et la création d’une taxe spécifique de  2€ sur Paris et l’Ile-de-France pour financer les transports en commun.
L'impact de cette hausse peut être évalué, au regard des 68 millions de nuitées hôtelières à Paris et en Ile-de-France, à près de un demi-milliard d'euros.
Il s'agit là de deux mesures irresponsables décidées en catimini, sans aucune concertation avec les professionnels du secteur, quelques jours avant qu’une mission parlementaire sur la fiscalité de l'hébergement en France ne rende son rapport !
Notons par ailleurs qu’aucune métropole ne pratique de tels tarifs et que certains pays comme le Royaume Uni, l'Irlande, le Danemark, la Norvège, Malte n’imposent aucune taxe de séjour….

Ce nouveau matraquage intervient alors que les hôteliers font déjà face à une hausse exponentielle des charges  - doublement de la TVA en trois ans, coûts très importants dans le cadre des mises aux normes sécurité et accessibilité, commissions exigées par les agences de voyage en ligne (entre 20 et 25 %), augmentation de la masse salariale liée à diverses mesures sociales - qui se double d’une baisse de la fréquentation.
Quatre hôtels indépendants disparaissent en France chaque semaine et les licenciements sont légion : 5 200 emplois détruits ces douze derniers mois, soit près de 4 % des effectifs.
Une semaine après les Assises du tourisme, c’est un secteur tout entier que le gouvernement exécute en règle.

Daniel FASQUELLE
Député du Pas-de-Calais
Maire du Touquet-Paris-Plage
Vice-Président de la Commission des affaires économiques

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