Message de Philippe Rapeneau aux adhérents de l'UMP62

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

Mes chers amis,

L'UMP vit depuis deux semaines une des périodes les plus difficiles de son histoire et je sais que comme moi vous êtes très affectés par cette situation.

Les révélations dans l'affaire dite "Bygmalion" et ses conséquences désastreuses font peser de lourds dangers sur notre mouvement.

J'ai souhaité prendre le temps et le recul nécessaire, pour m'adresser à vous et ne pas réagir à chaud.

Il m'est en effet paru responsable de me déconnecter des déclarations en tout genre qui, selon moi, ne font qu'aggraver la mauvaise image trop souvent véhiculée par cette affaire et qui font apparaître des divisions qui n'ont qu'une conséquence, l'affaiblissement de notre mouvement !

Il ne m'appartient pas de décider si Jérôme Lavrilleux doit démissionner de son mandat de député européen. Je ne saurais m'inscrire dans cette chasse à l'homme qui aurait pour objectif de flécher un seul responsable. C'est d'abord un problème entre lui et sa conscience : après ses révélations et ses aveux, peut-il dignement rester notre député européen ?

Toutefois plusieurs questions me viennent :
 
-Jérôme Lavrilleux aurait-il été tête de liste si les militants avaient été consultés ?
 
-Aurait-il été tête de liste s'il n'avait pas été le directeur de cabinet de Jean-François Copé ?

Quoi qu'il en soit, les sommes évoquées dans cette triste affaire sont telles qu'il n'est pas imaginable que Jérôme Lavrilleux ait agi de sa propre initiative. Laissons à la justice le soin de tirer cette affaire au clair et de punir les responsables s'il y a lieu.

Ce qui est sûr, c'est que ce sont les militants et tous ceux qui ont financé le parti par leurs dons qui ont le plus le droit à la vérité. Il est donc du devoir de nos instances nationales de faire toute la lumière sur cette affaire qui jette le discrédit sur le combat que nous menons ensemble sur le terrain depuis tant d'années.

Le triumvirat composé de trois anciens premiers ministres (Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé et François Fillon) est chargé de préparer le congrès exceptionnel qui aura lieu, je l'espère, comme prévu en octobre prochain.

Leur responsabilité est lourde de leur capacité ou pas à créer les conditions de ce débat démocratique interne duquel dépendra l'avenir de notre parti. Ils ont toute ma confiance.

Toute attaque ou entrave à la bonne démarche de ce qu'ils engageront sera une agression inacceptable contre notre mouvement contre nos idées.

D'ici là, il est important que les militants reprennent la parole, j'allais dire le pouvoir! Vous êtes nombreux à me faire part de votre agacement et même votre colère face à des décisions et des stratégies qui viennent de Paris sans qu'elles ne soient suffisamment expliquées mais surtout comprises.

N'oublions pas que c'est sur le terrain, sur chacun de nos territoires, que nous devons d'abord mener la reconquête. Votre formidable mobilisation, et les résultats qui en ont découlé aux municipales, en sont la meilleure des illustrations.

Ensemble nous traversons cette crise interne, ensemble nous la surmonterons mais cela ne doit pas se faire sans que les militants ne reviennent au coeur de nos préoccupations, de nos attentions, au centre de notre dispositif !

Vous pourrez compter sur moi pour aller dans ce sens et pour veiller à ce que cette méthode soit appliquée.

J'ai demandé à notre président départemental Daniel FASQUELLE de nous réunir très vite et avant l'été en assemblée générale départementale.

J'espère vous y retrouver nombreux pour échanger et reconstruire...

Bien fidèlement


Philippe RAPENEAU

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