Le miracle de la Marne a inspiré l'appel de Londres

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

Nous commémorons, le 9 novembre 2013, les 43 ans de la disparition du Général de Gaulle. Nous sommes aussi à l'avant-veille du 11 novembre, qui est l'occasion pour la Nation unanime de rendre hommage à la longue cohorte de nos aînés, pour la plupart anonymes, qui ont donné leur vie pour la France entre 1914 et 1918.

La mémoire du Général de Gaulle reste associée à jamais au formidable refus de la capitulation de 1940 et à l'honneur sauvegardé de la France. Mais on oublie trop souvent qu'avant d'être l'âme de la France libre, le Général de Gaulle a été un héros de la Grande Guerre. Je crois d'ailleurs que c'est largement dans son expérience intime de la guerre de 1914-1918, durant laquelle il fût gravement blessé et prisonnier, que le Général de Gaulle a puisé l'inspiration de la Résistance en 1940.

Il l'avait dit lui-même lorsqu'il avait commémoré les 50 ans de la bataille de la Marne. Après s'être rendu à Meaux, Esternay et Bar-sur-Aube, il s'était adressé le 6 septembre 1964 à la foule sur le parvis de la cathédrale de Reims. Il avait rappelé combien le miracle de la Marne avait inspiré l'appel de Londres : « quand, après un quart de siècle, d'immenses malheurs fondirent sur la Patrie, c'est la confiance en son destin, enflammée sur la Marne, en septembre 1914, qui inspira la foi et l'espérance de ceux qui ne renoncèrent pas ». Dans ce très beau discours, il avait souligné que la survie de la France en 1914 avait tenu au courage de « la Nation en armes » à la perception de la « discordance qui se faisait jour chez l'ennemi » et à la solidité du Général Joffre qui ne s'était pas laissé aller à « ce renoncement du chef par où passe toujours le désastre ».

Ne jamais douter des ressorts profonds de la Nation, ne jamais surestimer l'adversité, ne jamais faillir dans son aptitude au commandement : voilà ce qui a évité l'effondrement total de la France en septembre 1914 comme à l'été 1940. Voilà ce qui a permis le sursaut.

Les circonstances actuelles ne peuvent être comparées aux tragédies du siècle dernier. Mais s'il est vrai que « chaque action passée dans la vie d'un peuple entre en compte dans son avenir » alors nous devons avoir en tête qu'en 2013 aussi la France, pour rebondir, a besoin d'un véritable chef, courageux et clair, capable de mobiliser la Nation autour d'un objectif qui transcende les intérêts particuliers.

C'est, je le crois, ce qui manque aujourd'hui à notre pays. François Hollande, prisonnier des accords partisans et des engagements trompeurs de sa campagne, n'arrive pas à fixer un cap qui rassemblerait tous les Français. Il met ses pas dans ceux de Guy Mollet plutôt que dans ceux de de Gaulle. Mais ne désespérons pas : dos au mur, à l'heure où les plus optimistes doutaient, le peuple français a toujours su trouver en lui les ressources nécessaires pour se montrer à la hauteur du rang si particulier qu'il a tenu dans l'Histoire

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