Question de Daniel Fasquelle au Premier ministre, le mardi 8 octobre, dans l'hémicycle

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

"Monsieur Le Président, mes chers collègues,
Ma question s’adresse à Jean-Marc Ayrault, Premier ministre.
 
Monsieur le Premier ministre,

 

Le 4 décembre dernier, nous apprenions, avec stupéfaction, que Jérôme Cahuzac, alors ministre du budget en charge de la fraude fiscale, détenait un compte caché à l’étranger.
 
Le 15 décembre, Michel Gonelle, ancien maire de Villeneuve-sur-Lot, prenait contact avec l’Elysée pour confirmer les informations sur l’existence de ce compte.
 
Dans ces conditions, comment expliquez-vous que vous n’ayez pas immédiatement convoqué Jérôme Cahuzac et saisi la justice française ?

 

Comment expliquez-vous que, quand vous vous êtes enfin décidé à agir, ce fut dans le cadre d’une enquête administrative qui a blanchi Jérôme Cahuzac ?
 
Comment expliquez-vous, monsieur le Premier ministre, que cette enquête administrative n’ait visé que la Suisse, omettant délibérément Singapour, pourtant mentionné par la presse dès le début de cette affaire ?

 

Comment expliquez-vous la réunion du 16 janvier à l’Elysée en présence de Jérôme Cahuzac et de plusieurs ministres alors qu’officiellement était mise en place une « muraille de Chine » autour du ministre du budget ?
 
Monsieur le Premier ministre, pourquoi avoir accepté une Commission d’enquête si ses conclusions étaient visiblement écrites à l’avance ?

 

Le Groupe UMP refuse avec force de cautionner une commission d’enquête qui n’est en réalité qu’un simulacre et qui déshonore notre parlement.
 
Monsieur le Premier ministre, une question résume toutes les autres :
 
Avez-vous oui ou non participé à une réunion le 16 janvier à l’Elysée en présence de François Hollande et de Jérôme Cahuzac pour décider de l’enquête administrative qui devait blanchir ce dernier ?
 
Vous avez refusé de venir témoigner devant la commission d’enquête et donc de répondre à cette question.
 
La vérité exige que vous y répondiez maintenant devant la représentation nationale.
 
Cette affaire a commencé par un parjure.
 
Evitez aujourd’hui qu’elle ne s’achève, à l’Assemblée nationale, par un autre parjure."


Daniel Fasquelle

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