PAC : les inquiétudes des agriculteurs du Pas-de-Calais relayées au Ministre par Daniel Fasquelle

Publié le par Fédération UMP du Pas de Calais

Voici la question écrite que Daniel Fasquelle a déposé à l'Assemblée Nationale, à l'attention du Ministre de l'agriculture à propos des conséquences désastreuses que pourrait avoir la Politique agricole commune pour nos agriculteurs :


"M. Daniel Fasquelle interroge M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt sur les très graves conséquences que pourrait avoir la réforme de la Politique agricole commune pour les agriculteurs du Pas-de-Calais qui risquent fortement d'être déstabilisés en particulier par une convergence trop rapide et par l'affaiblissement du premier pilier. Daniel Fasquelle demande donc à M. le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt quelles mesures il entend mettre en oeuvre pour éviter qu'un grand nombre d'exploitations agricoles ne disparaissent, en particulier dans le Pas-de-Calais à la suite de la mise en œuvre de la nouvelle PAC."

 

Daniel Fasquelle a également écrit au Ministre :
 
Monsieur le Ministre,

 

La réforme de la PAC risque d’entraîner de graves conséquences notamment pour les agriculteurs du Pas-de-Calais.


Les orientations retenues apparaissent très défavorables au développement économique des exploitations.
 

Mais il est encore temps et plus que jamais nécessaire de réduire les impacts de ces orientations dans le cadre de la large marge de manœuvre que la Commission a choisi d’accorder aux Etats membres pour appliquer cette nouvelle politique.

 

Le maintien d’un premier pilier fort permettrait de soutenir économiquement les exploitations en demandant l’utilisation des possibilités de transfert budgétaire du deuxième pilier vers le premier.


Une convergence lente et linéaire, limitée à 60 % laisserait aux exploitations le temps de s’adapter.
Pour éviter un premier palier de convergence trop violent en 2014, il faudrait prévoir un verdissement proportionnel.

Il conviendrait par ailleurs que les vaches laitières bénéficient d’une prime couplée à un niveau tel qu’il permette aux petites et moyennes exploitations spécialisées de passer le cap de la réforme.
 

L’assurance récolte quant à elle se doit de constituer un axe majeur du deuxième pilier dans la mesure où il permet d’accompagner une agriculture de production.

 

Par ailleurs, il faut absolument soutenir les exploitations de polyculture et élevage via des mesures agro-environnementales adaptées, quelle que soit la région et quel que soit le système fourrager.

 

Enfin, le soutien à l’investissement tant dans le cadre du Plan de modernisation des bâtiments d’élevage que du Plan végétal pour l’environnement devrait être renforcé dans le deuxième pilier pour permettre la modernisation des exploitations.

 

Comptant sur vous pour être attentif à ces demandes, je vous prie Monsieur le Ministre de bien vouloir agréer l’expression de ma haute considération.



Daniel Fasquelle

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article